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lac d'eychauda

lac de l'eychauda

mardi 13 juin 2017

Trail de Haute Provence

Samedi 27 juin est le jour de mon premier ultra trail. Je me lance enfin dans ce fameux défi, finir un ultra, c'est un double objectif car d'une part je vais voir si je suis capable de boucler cette course et d'autre part je veux marquer les points qu'ils me manquent pour espérer participer à la CCC l'année prochaine.


Levé à 2h00 du matin, je me réveille facilement et sans trop de fatigue, pour ce qui est du petit déj, c'est plus compliqué j'avais prévu une omelette mais ça ne passe pas, je m'efforce de déjeuner comme à mon habitude mais c'est déjà difficile. Je décolle à 2h45, le départ a lieu à 5h00 et j'ai une bonne heure trente de route. J'arrive trois quarts d'heure avant le départ et vais chercher mon dossard, la ville de Forcalquier est encore endormi, j'ai l'habitude de la traverser le lundi, jour de marché, et le contraste est surprenant. L'accueil est chaleureux avec en prime des viennoiseries mais malgré mon faible pour les gâteaux, je ne me laisse pas tenter par peur de mal digérer le beurre. Je me prépare tranquillement en refaisant un point sur mon nécessaire de course  et me rends au briefing de départ. Je m'aperçois en voyant le sac des Traileurs que j'ai oublié d'accrocher une étiquette avec mon numéro de dossard sur mon porte boisson, je ne sais pas quoi faire, après hésitation je me rends vite à mon véhicule pour aller chercher cette fameuse étiquette et à mon retour le départ est donné. Pas le temps de tergiverser et nous partons au son de la musique de Rocky. Contrairement à ma dernière course je ne pars pas stressé ce qui me permet d'apprécier le serpentin que forme la lueur des frontales. Nous quittons rapidement la ville pour nous rendre sur une monotrace à travers une forêt de chênes. Je ne sais pas trop quel rythme adopter mais dans
l’immédiat je me contente de courir avec le petit groupe auquel j’adhère. Les kilomètres me paraissent bien longs en ce début de course à tel point que je commence par me questionner "mais qu'est-ce que je fais ici", nous sommes seulement au 14èm kilos et je n'ose même pas imaginer ce qui m'attend. Arrivé aux 20èm kilos, un petit groupe me double, je décide de prendre leurs pas histoire de me rebooster mais après quelques kilomètres à leur coté, je décide de lever le pied et de courir au cardio. Après une descente vertigineuse face à la pente où quelques Traileur sont sur les fesses, j'arrive dans le village de Lardier, un endroit que je connais car mon beau-frère y a résidé. Ça fait du bien d'avoir un peu de repaire qui plus est avec en point de mire le premier ravito. Je fais le plein de boisson et prends quelques morceaux de fromage, un coup de bip sur le dossard et je repars. La chaleur commence à se faire sentir et j'ai hâte de rejoindre la forêt direction la première grosse difficulté du jour, une montée de 850 D+ dans les feuilles. J'ai deux coureurs en visu et j'essaye de calquer mon allure de marche sur la leur. Le tapis de feuille est vraiment épais à tel point que je ne vois plus mes pieds, cette montée me semble interminable. En apercevant la lisière de forêt, je me dis que j'en ai terminé avec cette ascension mais fausse joie il faut encore gravir un mamelon au bout duquel se trouve le prochain ravito. La vue est captivante, on aperçoit à gauche la vallée du Jabron et à droite tous les sommets de Provence. La descente me fait sentir les premières contractures aux quadris, je suis obligé de lever le pied, me faisant rejoindre par plusieurs coureurs je decide tout de même de m'accrocher en constatant que la douleur ne s’amplifie pas, c'est plutôt rassurant. Nous enchaînons sur un sentier avec beaucoup de relance où je finis par distancer le petit groupe qui m'avait rejoint, je suis à présent seul jusqu'au prochain ravito de la montagne de Lure, lieu que je connais assez bien. Après un arrêt assez court, je me dirige vers le sommet qui représente la dernière grosse difficulté du jour, tout du moins concernant le dénivelé A ce stade de la course je sens encore bien, mes quadris me font toujours mal surtout dans les changements de relief mais j'arrive à gérer, la mi-course est passé et c'est bon pour le moral. Je rallie le prochain ravito sans trop de mal, toujours seul, les bénévoles
sont les bienvenues d'autant plus qu'ils m'annoncent que je remonte sur un groupe, ça me booste. En effet en me dirigeant vers Saint Etienne les orgues je ne fais que remonter des places, je me sens vraiment bien à tel point que je m'oblige à freiner un peu mon allure car il me reste tout de même 18 kilos à parcourir. Je reste un peu plus longtemps au ravito, je ne veux pas me précipiter et négliger cet avant-dernier ravito, je prends deux petits sandwichs au jambon et je sais qu'à ce stade de la course je vais finir mon premier ultra, Je suis envahi de plusieurs sentiments mais il me faut reprendre les sentiers vers l'ultime arrêt, dernier ravito de la journée, je refais le plein de mes boissons et bois deux verres de coca.D'après ma montre il me reste 5 kilos à parcourir mais les organisateurs m'annoncent 8 kilos, ça me coupe un peu les pattes et le redémarrage est pénible, je ne sens plus mes quadris dans la descente qui succède le ravito, je suis dans l'obligation de marcher. Lorsque la pente s’atténue j'arrive à relancer doucement la machine mais les kilos me paraissent de plus en plus longs, un dernier raidar de 400 D+ et j'aperçois enfin Forcalquier ville de l'arrivée, c'est fou mais ça redonne des ailes.

 Je finis assez bien ce défi de 80km et 3600D+ en 12h07 35èm scratch et 14ém V1, que du bonheur, pas soucis de gestion ou de santé, je suis même moins fatigué que lors de certain trail court. Un grand bravo à l'organisation rien à redire, je recommande cette course qui pour l'instant reste très conviviale.

lundi 20 mars 2017

Trail Sud Ardéchois

En ce week end du 12 mars, direction les Cévennes pour un trail de 50 km avec 2550 D+. C'est une première pour moi mais il faut bien passer des paliers afin de voir si je peux espérer faire un Ultra un jour. Le départ a lieu au Vans et l'arrivée à St Paul le Jeune. Rendez-vous donc le matin pour prendre des navettes qui nous emmènent au départ à 5H30. A cette heure le jour n'est pas encore levé mais l'on distingue tout de même le relief, la frontale n'est donc pas obligatoire.

Je débute cette épreuve dans les pires conditions dues à un stress énorme. Je n'ai dormi que 3 heures et je ne suis pas arrivé à faire un bon petit déj. J'ai le ventre en vrac avec tous ce que ça implique (je vous passe les détails) et le déplacement en bus n'arrange rien malgré un trajet court (11km).
6h30 le départ est donné et après 1 kilo en guise d'échauffement la première difficulté pointe son nez une montée de 12km avec 900D+. C'est assez roulant mais je sens déjà que mes jambes sont lourdes et que mon mal ne se passe pas. Je profite du paysage magnifique au lever du jour pour me changer les idées mais rien ne fait je souffre et je lutte kilo par kilo. Le premier ravito est aux 17èm kilos, j'ai hâte de m'y rendre pour rendre mon dossard afin d’arrêter cette souffrance. Le haut de la première côte se profile sur un petit sentier en arête, je suis heureux d'avoir franchi cette bosse en me disant que je n'ai plus qu'à me laisser descendre jusqu'au ravito.Ma joie est de courte durée car je souffre encore plus dans la descente, les secousses des enjambés me créent des barres dans le ventres et je suis obligé de faire des tout petits pas, un genre de marche rapide, pour atténuer ces douleurs, un enfer! Le ravito se présente enfin, mon mal ne s'est pas amplifié mais est toujours bel et bien là, je mange un peu solide mais malheureusement il n'y a pas de charcuterie, je fais le plein de "tuc" et en échangeant avec "Laurent" un traileur de Montpellier, il finit par me convaincre de continuer, il me dit de le suivre et tout en discutant nous attaquons la deuxième difficulté du jour. C'est un guide de choix car il a déjà effectué plusieurs fois ce type d'épreuve et il est aux petits soins  pour moi. L’ascension se passe plutôt bien mais j'en suis rendu à un constat simple, je suis bien que lorsqu'il ne faut pas faire de grandes enjambés. La descente redoutée arrive en me procurent toujours les mêmes symptômes, malheureusement mon binôme de fortune se blèsse à un genou et petit à petit c'est à mon tour de le tirer jusqu'au prochain ravito du 30èm kilos, nous formons une équipe de bras cassés. Ce ravito est pour moi un signe de délivrance, je me sens tout à coup pratiquement normal et Laurent me dit de partir car il s’arrête au prêt de sa femme et ne sait pas s'il repart. Une deuxième course démarre pour moi, je suis même euphorique, je chantonne je sais qu'a ce stade je vais pouvoir terminer mon défi, je suis même obligé de me freiner par moments pour ne pas me laisser envahir par cet enthousiasme. Que c'est bon! Les descentes se passent toujours mal mais elles ne sont plus techniques ni longues donc beaucoup moins traumatisantes pour mon estomac. La fin de course se profile avec que du bonheur à l'approche du dernier et magnifique
Laurent sans qui je n'aurais pas fini
hameau de Banne et son château fort, les jambes sont lourdes mais je suis porté par l’adrénaline. Il reste quatre kilos pour rejoindre le village de St Paul le Jeune qui est signe de délivrance et de mission accompli. Nous sommes accueilli par les bénévoles qui remettent une médaille à tous les finishers et direction le ravito pour de bonnes pâtisseries.  

Je suis finisher de cette épreuve en 7h33, 68èm scratch et 27èm V1.

Je recommande ce fabuleux Trail, très bien organisé pour une première édition où le dépaysement est garanti. Pour ma part je suis content de terminer cette distance mais je dois absolument régler ce problème de stress qui a failli me coûter la participation à ce merveilleux événement. Je remercie Laurent sans qui j'aurais certainement pas fini et je suis heureux qu'il ait pu terminer également ce Trail. J'ai découvert de nouvelles sensations et c'est pour cela que je veux me diriger petit à petit sur de l'Ultra.

lundi 20 février 2017




Snow Trail Salomon

Pour le 19 février, je cours à domicile au fameux Snow Trail Salomon dont la réputation n'est plus à faire. Comme tous les ans ce Trail affiche complet plusieurs mois à l'avance. Cette année le soleil est au rendez-vous avec des températures de printemps.

Le départ est donné à 10h30 et nous voila parti pour 21km pour 1000D+. Je pars normalement car je sais que ce Trail est exigeant  et que j'ai accumulé de la fatigue cette semaine avec une grosse charge de travail à l'entrainement, en prévision  de me préparer pour le Trail du sud Ardèche le mois prochain. Les quatre premiers kilos sont toujours rapides car ils s'effectuent sur la piste de ski de fond de Saint Paul. J'essaye de garder un minimum de vitesse pour
ne pas attaquer la première montée avec des Traileurs trop lents car je sais qu'on va se retrouver dans une monotrace où il est impossible de doubler jusqu'en aval du village de Fouillouse. Je passe bien cette première difficulté mais je n'arrive pas à relancer au moment où nous rejoignons la route, ce n'est pas bon signe pour la suite. Je m'impose donc un rythme régulier mais qui n'est pas assez rapide au vu du nombre de Traileurs qui me doublent. En sortant du village je me rends vite compte que la neige ne porte pas trop avec la chaleur ambiante et que la plupart de la montée va s'effectuer en marchant en ce qui me concerne. Ma vitesse d’ascension n'est pas rapide mais j'ai tout de même le cardio qui s'affole. Arrivé au ravito un petit coca et un morceau de banane et je repars pour cette fin de montée. J'attaque la descente avec de petites foulées contrairement aux autres années mais mon allure est raisonnable et je commence par rattraper de petits groupes, c'est toujours encourageant. Je me sens assez bien mais n'arrive toujours pas à hausser l'allure, l'avantage c'est que je souffre moins musculairement que les autres années. Après le long sentier qui nous ramène sur le site de ski de fond j'arrive tout de même à mettre un peu de vitesse et j'aperçois des Traileurs qui marchent dans les petites grimpettes que je passe en courant. Je grappille encore quelques places et fini au sprint avec un coureur que je venais de doubler mais qui ne comptait pas se laisser faire. 

Je termine en 2h41 à la 79èm place sur 371 participants et 19èm de ma catégorie. Je suis loin du premier Nathan Jovet du team Salomon France qui termine en 1h45. Encore une belle organisation et une belle réussite pour l'équipe d'Aimé (ACBU). Mon bilan est assez positif vu ma préparation.

mercredi 11 janvier 2017

Trail blanc de Névache

Première compét de l'année pour une nouvelle version du trail blanc de Serre chevalier. En effet, cette seizième édition a lieu dans la vallée de la Clarée. Je me rends à cette épreuve sans grande conviction car ça fait plus de quatre mois que je n'ai pas faits de compét qui plus est avec un état de forme en dents de scie depuis le mois de novembre.

Je prends le départ avec pour objectif une première moitié de course en gestion et si les sensations sont bonnes, j'effectuerai la seconde partie avec plus d'intensité. Je gère mon départ malgré les nombreux traileurs qui me dépassent et me contient pour préserver mon rythme. Après un kilo sur la route nous entrons dans un petit sentier descendant et les écarts commencent à se stabiliser. Arrivée à la première difficulté je me sent bien mais comme prévu je garde du jus.
L'organisateur (Patrick Michel) ne nous a pas menti la neige est au rendez-vous et il y a beaucoup de passage verglacé. J'aime ce nouveau tracé qui est plus sauvage et varié que dans la vallée de la Guisane. Au sixième kilo je m'arrête quelques secondes pour me ravitailler, le choix ne manque pas boisson chaude, froide mais je me contente de quelques abricots secs et d'un morceau de gruyère. Je repars et commence à remonter quelques concurrents c'est motivant d'autant plus que je suis toujours en dedans. Les trois derniers kilos avant le demi-tour de la mi-course s'effectuent sur un long faux plat verglacé que j'arrive bien à gérer. Je peux enfin me lâcher pour le retour mais les longues parties sur piste verglacée m'obligent à lever le pied car sans chaines je n'ai aucune adhérence et je ne veux pas prendre de risque étant donné mon classement. En revanche je m’éclate dans les petits sentiers techniques même si les dépassements sont difficiles car l'arrivée est commune aux deux épreuves.

 Je termine assez frais en 2H07 et 80èm/245 29èmV1. Je suis assez satisfait de cette première sortie même si je suis loin en temps du premier Ludovic Pommeret qui boucle l'épreuve en 1H23.

lundi 2 janvier 2017

RESULTAT 2016


BILAN 2016

Un début de saison bien rempli comme souvent mais un deuxième semestres un peu trop léger à mon gout. 11 compét un total de  1565km pour 45418m de D+ en trail et 2580km de vélo pour 29615m de D+

samedi 30 juillet 2016

Grande traversée des mélèzes

Dimanche 24 juillet je participe pour la deuxième fois à ce trail très typé montagne avec ces 28km pour 1800 D+. Le départ se rallie en bus direction Colmars les Alpes pour une arrivée à Allos ce n'est pas ma tasse de thé de me déplacer en bus surtout dès le réveil, mais pas le choix il faut faire avec.

Comme je m'y attendais j'arrive plus ou moins vaseux sur l'endroit du départ en espérant que l'heure d'attente avant le début de l'épreuve me permettra de récupérer. Il n'en est rien, je pars donc tranquillement en oubliant que la monotrace qui suit le départ va m'immobiliser pendant quelques minutes. IL me faudra plusieurs kilomètres pour pouvoir enfin courir à mon rythme. Les sensations ne sont pas mauvaises et je commence une longue remontée, c'est motivant mais je vois bien que je ne suis pas avec des traileurs de mon niveau, il me faut souvent ralentir dans les endroits techniques. J'attaque enfin la difficulté du jour qui nous conduit au col de l'Encombrette. J'ai de vagues souvenir de cette montée qui me paraît interminable dans sa première partie. Je me fais doubler par quelques traileurs  que j'essaye de suivre en haussant mon rythme de marche mais je dois vite lever le pied car le cardio s'affole. Après un rafraîchissement au bord d'un torrent j’entame la seconde partie du col que je digère mieux, le spectacle au sommet est magnifique, vu sur le lac d'Allos et sur des bouquetins qui restent placides à notre passage. J'entame la descente avec un peu de retenu car elle m'avait semblé longue lors de ma première participation. Après le ravito aux 2/3 de la pente  je commence à donner tout ce qui me reste et continu ma remonté au classement. Les six derniers kilos sont faits de relance et j'essaye de garder du rythme mais les jambes commencent à être lourdes. Je termine vraiment vidé en 3h59 à 1h12 du premier Kiredjian Joris. Au niveau classement je finis 48ém sur 280 et 11èm V1.

 Je suis déçu de mon temps car je pensais finir en 3h45 et je ne gagne que 3 minutes par rapport à ma première participation ou j'avais plus géré l'épreuve car c'était pour moi la première fois que je participais à une telle distance. Après l'analyse des donnés et des temps de passage je me rends compte que ma perte de temps est du dans les dix premiers kilos et qu'il va falloir que je parte plus vite sur ce genre d'épreuve.

jeudi 30 juin 2016

Trail des lucioles


Avec beaucoup de retard, un petit retour sur le trail des lucioles. En effet comme le mois d'avril est pauvre en compétition je décide de participer à ce trail nocturne qui n'est pas un objectif mais qui me permet de faire au moins une compét ce moi-ci. 
J'arrive à Roquebrune sur Argent 3/4 d'heures avant le départ et  je me rends vite compte de l’ampleur de ce trail car le nombre de véhicules garés dans le champ qui serre de parking est impressionnant.
Le départ est donné à 20h30, je ne connais pas le tracé et je me fais enfermer dès la sortie du village lors de l'entrée dans une monotrace qui va durée plusieurs kilomètres. Je double dés que possible mais je perds tout de même énormément de temps. Lors de la première montée, je peux enfin courir à mon rythme et je remonte de nombreux concurrents. J'ai de bonnes sensations et prends beaucoup de plaisir à parcourir ce massif de nuit au milieu des frontales et du coassement des grenouilles.
L'arrivée au premier ravito n'est pas en reste, en se croirait dans un son et lumière, c'est la première fois que je découvre un si grand ravito. Après un petit arrêt rapide je repars vers la dernière difficulté du soir, les jambes répondent toujours et les kilos passent tous seul. Je finis par rejoindre un petit groupe qui me servait de lièvre, je reste à leurs côtés car l'allure qu'il impose sur le plat est déjà bien rapide pour moi. Je suis obligé de me faire violence pour rester au contact des deux derniers coureurs car ce rythme rapide a fait exploser ce noyau de traileur. Je m'adapte petit à petit à ce rythme et finis par prendre les commandes, je n'ai plus qu'un traileur derrière moi et continu toujours par grignoter des places. Nous entamons la dernière descente rendue très technique de nuit, c'est un lit de torrent asséché ou beaucoup de traileurs sont prudents, pris par mon état de forme euphorique je descends cette pente à bloc pensant lâcher mon concurrent mais rien n'y fait, il est toujours là à quelques longueurs car j'aperçois toujours le rayon lumineux de sa frontale. Je lui demande s'il veut passer mais je me doute de sa réponse, il est bien au chaud derrière moi et ça sent un sprint pour le finale. Nous arrivons de nouveau sur Roquebrune lorsqu'un signaleur nous annonce l'arrivée à 500m. Je décide d’accélérer sur le bitume descendant pour finir à bloc en sprint et terminer tous juste devant ce traileur qui me félicite. Je termine 41èm et 9èm V1 en 1h59 pour ce trail de 21km et 650m D+.
Bonnes sensations et content d'avoir tenu ce rythme.

mercredi 30 mars 2016

Trail des contreforts du Piolit

Ce dimanche 20 mars direction la Batie neuve pour un petit Trail qui ressemble plus à une course nature avec 14km et 650D+. Cette épreuve est très bien organisée et il y a des petits changements cette année, le départ se fait du lycée, le parcours est plus court mais avec plus de sentier.


Arrivée sur place direction les dossards et la ligne de départ. Je me rends tout de suite compte que ça va partir très vite car nous allons partir en faux-plat descendant sur 700m de bitume. Après avoir regardé le départ du 9km, petit échauffement avec mon ami Gégé puis direction le sasse de départ en musique. Comme je l'avais pressenti ça part sur les chapeaux de roue, je prends une bonne allure sans toute fois me faire embarquer par les premiers, je suis à un peu plus de 15 km/h. On enchaîne vite sur la grosse difficulté du jour, une bosse de 5km faite de relance et de partie on l'on alterne marche et course (pour ma part) et c'est toujours délicat à gérer.

Les sensations sont bonnes sauf dans les endroits où je marche, j'ai du mal à garder le contact avec les traileurs qui m'entourent. Je me fais même dépasser à plusieurs reprises, je décide donc de m'accrocher un peu plus quitte à le payer par la suite. Je zappe le premier ravito et je sais qu'à ce stade il ne reste plus qu'environ 1,5km de côte, les jambes tiennent malgré que ça pique les mollets. Je digère assez bien cette difficulté et maintenant je sais qu'il faut être à bloque jusqu'à l'arrivée, ce n'est pas facile, mais c'est le prix à payer dans ce type de course pour espérer être bien classé. Les kilos défilent mais que ça parait long surtout que je suis seul la plupart du temps. Heureusement que je grignote quelques places et le reste du temps je me bats avec ma montre, je suis tout de même à des vitesses qui se rapprochent plus de la course sur route, 13km/h, 14km/h. J'arrive enfin dans le lotissement signe que l'arrivée approche mais à ce moment de la course c'est toujours un passage difficile, il reste environ 3kilos et plus question de gestion pour le peu qu'il y en avait avant. J'ai un traileur en point de mire et ça devient ma cible pour me tirer jusqu'à l'arrivée. Dans l'entame de l'interminable ligne droite qui nous emmène vers le lycée, je suis sur ses talons et il relance sous les encouragements de ses proches. Je serre les dents et me dis que je ne pourrai tenir se rythme bien longtemps, heureusement il lâche avant moi et je finis avec quelques mètres d'avance.

 Je termine 46èm et 10èmV1 en 1h20 à 20mn du premier. Je suis vraiment satisfait de cette course, j'ai tout donné et ne pouvais mieux faire dans ce type d'épreuve très rapide. Maintenant direction l’excellent repas d’après course qui est toujours une réussite, surtout cette année dans la cafétéria du lycée, c'est le top avec en prime une bonne pression bien fraîche, bravo aux organisateurs.

lundi 7 mars 2016

Trail des neiges du Champsaur

C'est après une demi-journée à consulter l'état des routes que nous décidons avec Gégé de tenter de rejoindre Saint Léger les Mélèzes pour la 5èm édition de ce Snow Trail nocturne. Les fortes chutes de neige ont bloqué la plupart des cols dont celui de Vars, nous passerons donc par Gap. Nous partons à 15H15 pour être sur d'arriver à temps. Une fois passé Barcelonnette on se rend vite compte que les routes sont pratiquement sèches et c'est rassurant pour la suite du voyage. On arrive finalement avec une bonne heure et demie d'avance (c'est bien la première fois que cela m'arrive, merci Gégé). Les inscriptions ne sont même pas ouverte et j'en profite pour lui montrer les lieux d'arrivée et de départ. On constate sans surprise que ça va brasser dans cette neige fraîche.
Après un petit échauffement pour le fun nous rejoignons le sasse de contrôle des frontales, tout est ok, il n'y a plus qu'à. Le départ est montant sur le front de neige et cela pendant 6 kilos. C'est délicat de gérer cette ascension car le profil n'est pas régulier qui plus est dans une neige fraîche. Dans un lacet à mi-côte j'aperçois Gégé, on s'encourage et je suis content qu'il soit encore là pour sa première course de l'année. Dans le dernier kilo de l'ascension j'augmente le rythme car je sais qu'on va bientôt se lancer dans la descente d'une piste de ski. Celle-ci est rendue piégeuse avec des passages qui portent et d'autres où l'on perd ses appuis, je me fais légèrement mal par deux fois au tendon d’Achille, ce qui m'oblige à lever le pied sur la fin de ce passage. En arrivant sur le plateau, je perds le contact avec un coureur que je connais car il m'a déjà servi de lièvre dans d'autres épreuves (j'arrive au sprint avec lui sur le trail de Bayard) mais je sens qu'aujourd'hui je ne le reverrai pas. Je m'efforce tout de même à m'imprimer un rythme soutenu car sur ces trails courts tout le monde est à bloc. La neige se met de nouveau à tomber et rend la visibilité très difficile surtout avec le faisceau de la frontale. Je cours la tête de travers, c'est assez pénible surtout dans une monotrace ou l'équilibre est précaire. Nous rejoignons une piste que nous empruntons pour la première fois, ça perturbe ma gestion de fin de course car je ne sais plus s'il reste une difficulté. Malgré tout je décide de puiser dans mes dernières forces pour tout donner, ce qui est payant car je voyais des frontales se rapprocher de moi à grands pas. Je termine  ce trail en 1h29  18èm/60 et 2èmV1 à 14mn du premier Thierry Fabre. Bonne perf, il ne reste plus qu'à se restaurer avec un bon plateau-repas et vite filer car la chaussée se dégrade avec une couche de neige qui s’accroît à vue d’œil.