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lac d'eychauda

lac de l'eychauda

samedi 10 novembre 2018

Trail de Haute Provence

Ultra de Lure

En ce week end du 12/05 je me rends à Forcalquier pour mon premier gros Trail de l'année. C'est une course que j'ai déjà faite l'année dernière et que j'avais apprécié. Elle n'est pas trop loin de la maison et la date se situe bien sur le calendrier vis-à-vis de mes futurs objectifs. Contrairement à l'année dernière, je me rends sur les lieux la veille de l'épreuve car le départ est à 5h du matin. Mes sentiments d'avant course sont partagés, je connais le parcours et ce type d’effort  mais avec les mauvaises conditions météo de ce début de printemps ma préparation n'est pas optimale. Cette course ne représente pas un objectif en soi mais au fond de moi, comme tout compétiteur, j'aimerais améliorer mon temps, même si le but premier est de faire des heures de course. Plus les années passent et plus je me rends compte des effets de l'impact psychologique sur notre corps, cette course préparatoire ne devrait m'apporter que du bien-être et non se transformer en un état de questionnement, mais c'est plus fort que moi, je ne peux m’empêcher de faire des plans sur la comète. La nuit va encore être courte.


 Le réveil ne me sera pas de grande utilité comme souvent la veille d'une épreuve mais l'avantage c'est que je suis sur place. Cet avantage va vite se retourner contre moi car à force de flâner dans mon van, je loupe le départ qui a lieu au moment où j'enfile mes Hoka. Je ne suis qu'à une centaine de mètres de l'arche et me précipite donc sur la ligne en catastrophe, mais tout le monde est parti, je ne vois même plus les frontales. Je vis une autre forme de stress non celui du départ mais celui de la stratégie à apporter. Dois-je essayer de rattraper rapidement les derniers traileurs ou partir à mon rythme pour les rejoindre petit à petit sachant que c'est un ultra et que j'ai le temps pour revenir sur eux. Après quelques minutes, je commence enfin à voir quelques frontales ce qui me fait inconsciemment accélérer. Je rejoins un petit groupe et décide de le doubler avant le premier single descendant. Après ce passage je dois m’arrêter pour lacer mes chaussures, hé oui j'ai dû faire 2,3 kilos avec les lacets détachés, du grand n'importe quoi.

Départ seul
Je profite de la première côte pour finir d'accrocher mon dossard qui n'était fixé que par une épingle et je peux enfin me consacrer à ma course. Il va tout de même me falloir attendre une dizaine de kilos pour enfin ne plus penser à ces péripéties de  début d’épreuve et adopter mon allure normale de course. En ce début d'épreuve je me sens mieux que l'année dernière tout en étant dans les mêmes chronos, il faut dire que je cours avec les bâtons et que pour une première ça a l'air pas mal. Je gère bien les quarante premiers kilos, un peu trop même, car je finis par arrivé au sommet de la montagne de Lure avec dix minutes de retard sur l'année dernière. Ça ne m’inquiète pas trop car les sensations sont bien meilleures, je décide donc de me lâcher car le reste du profil est plutôt descendant. La longue descente vers Sainte Etienne les Orgues n’entame pas trop mon capital musculaire, les cuisses répondent toujours là où j'avais vraiment souffert il y a un an, que du bonheur, je commence vraiment à prendre gout à l'ultra trail. J'entame la dernière difficulté avec un peu moins d’aisance mais c'est tout à fait logique l'arrivée est proche et les kilos commencent à peser, je pense que tout le monde doit avoir le même ressenti si ce n'est bien pire que moi encore. J'arrive dans Forcalquier avec la banane car les sensations et la gestion sont au rendez vous, ainsi que la cerise sur le gâteau, le fameux chrono. Je termine avec  plus de vingt minutes d'avance sur l'année dernière, c'est de bon augure pour ma saison.

 Niveau chiffre ça donne une 80èm place, 34èm de ma catégorie en 11h47. Le vainqueur n'est que Julien Chorier en 7h39.

mercredi 10 janvier 2018

Bilan 2017

Une saison prometteuse où j'ai enfin mis le pied dans l'ultra trail avec moins de compéte que d'habitude mais une compensation par de longs trails. Pour une première saison d'ultra, j'ai assez bien géré mes entraînements ainsi que mes compétes. J'ai également marqué les points nécessaires pour la CCC. Au niveau state ça donne 1686km avec 48509D+ et 4184km de vélo pour 55822D+.

lundi 11 décembre 2017

Saintélyon

Cette course mythique (64èm éditions avec plus de 15000 participants, c'est pour dire) n'était pas à mon programme annuel, même si je m'étais promis de la faire un jour. C'est à cause d'un manque de point pour mon futur objectif, la CCC que je me suis tardivement inscrit à cette épreuve. J'avais organisé mes courses 2017 pour acquérir le nombre de points nécessaire, mais le règlement 2018 a évolué et il me manque donc des points, difficile de trouver des courses qualificatives en cette fin de saison c'est une des seules course restantes. C'est donc avec une préparation minimale (4 semaines) que je me rends sur cette épreuve.

La "Sainté" c'est un trail nocturne départ 23h30 de la ville de Saint-Etienne pour rejoindre Lyon avec 73km pour 2000D+ le premier week-End de décembre, Voila pour les présentations.

J'arrive à Lyon en de début d'après-midi pour aller chercher mon dossard à la Halle Tonny Garnier. Je me rends tout de suite compte de l’ampleur de l’événement, circulation bloquée, entrée filtrée par des vigiles, des dizaines de stands représentant les plus grosses marques, l'arche d’arrivée est à elle seul un joyau lumineux au milieu des gradins remplis par la foule, le ton est donné. Après un petit tour, je retourne rapidement à mon fourgon pour me restaurer et essayer de dormir un peu car la nuit sera longue. Malheureusement le sommeil ne vient pas, je décide donc de partir prendre ma navette direction Saint Etienne, pratiquement aucune attente, les bus s’enchaînent non stop. Arrivée au parc des expos il y a déjà pas mal de monde mais j'arrive tout de même à trouver une place ou je peux m'adosser contre un mur. L'attente est longue, je marche un peu, me ravitaille pour tuer le temps, il est 20h00 et le départ est encore loin, j'essaye de m'assoupir mais sans succès.A 22h00 je rejoins la ligne de départ, ça fait tôt mais je veux absolument partir dans la première vague de 1300 donc pas le choix, il faut combattre le froid en étant statique pendant 1h30, il fait -1 degré, malgré la foule la chaleur humaine ne se fait pas ressentir. Enfin l'arrivée du speaker redonne de l’enthousiasme, le volume de la sono commence à monter et la délivrance approche. Après un hommage à un des organisateurs décédé il y a quelque jour, la musique de l'épreuve retentit (U2). C'est parti pour 7km de bitume où j'ai du mal à maintenir mon allure de course, à chaque coup d’œil sur ma montre je suis trop rapide, avec la nuit j'ai du mal à prendre mes repères (j'avais déjà ressenti cela lors de mes entraînements nocturnes), j'ai hâte de rejoindre les sentiers,  heureusement les nombreux spectateurs aident à faire oublier ce long segment de bitume.

J'arrive sur les sentiers avec un peu d'avance sur ma feuille de route ce qui me permet de ne pas être bloqué au premier rétrécissement, la première montée me permet d'admirer le fameux serpentin de frontal une des marques de fabrique de cette épreuve. Les sensations sont bonnes et me voilà déjà au premier ravito (16èm kilos), un arrêt rapide où je prends du jambon, du fromage et un thé que je consomme en repartant tranquillement. Au moment de reprendre mon allure course, il me vient deux barres dans les jambes, je suis surpris mais je ne m'affole pas, je me dis que c'est passager et certainement dû au froid lors de mon arrêt. La distance qui me sépare du prochain ravito commence à me paraître longue, je regarde souvent ma montre, un peu trop même et ce n'est pas bon signe, pour l'instant je suis toujours dans mes temps, mais de légère crampe d'estomac due à ma boisson gelée vient s'ajouter à mes jambes lourdes. Enfin le deuxième ravito (28km Sainte Catherine) je bois deux soupes chaudes, refait le plein d'eau, un peu de solide et je repars, la relance est encore plus difficile que tout à l'heure et ça commence vraiment à m’inquiéter, je suis tout juste dans mes temps et je n'ai fait qu'un peu plus d'un tiers de l'épreuve. Je décide d'oublier ma feuille de route et de courir avec les moyens du moment, malgré tout j'ai toujours les jambes dures et les kilos qui arrivent sont très exigeants, de la neige, du vent et des passages très glissants. Heureusement l'ambiance est remarquable, des spectateurs venus de nul part, autour de grands feux sont là pour nous encourager, ils crient à en perdre leur voix, nous tapent dans les mains, nous sortent deux trois blagues, et nous réchauffent le cœur, ils sont vraiment les bienvenus. J'arrive dans la douleur au troisième ravito (41èm kilos Saint Genoux) et je me demande si je ne vais pas stopper mon aventure, je n'arrive plus à boire car mes bouchons de gourdes sont gelés, je me sens faible et il reste encore un sacré morceau à parcourir, je suis arrivé à ce ravito avec 1 de plus que prévu, mais j'ai encore une marge énorme sur les barrières horaires, je décide donc de repartir jusqu'au prochain ravito quitte à marcher. Petit à petit, je retrottine et malgré de mauvaises sensations mon rythme n'est pas mauvais j'ai trouvé une manière de boire, j’enlève le bouchon de ma gourde et casse la glace avec mon doigt puis fais fondre la glace pilée dans ma bouche pendant plusieurs minutes, mais à chaque gorgée je sais que je vais avoir mal à l'estomac pendant plusieurs minutes mais c'est le prix à payer pour m'hydrater entre les ravitos. J'arrive au quatrième et avant-dernier ravitos (52èm kilos Soucieu-en-Jarrest) mes sensations sont toujours mitigées, je ne souffre pas plus mais je n’éprouve aucun plaisir et il me reste encore plus d'un semi-marathon à effectuer, ce qui me paraît énorme vu la forme et la motivation du moment qui plus est avec le speaker qui annonce le départ du bus pour ceux qui abandonnent. J'avoue que je me suis vraiment posé la question, mais je me suis rappelé pourquoi j’étais là et que si je n'avais pas les points de cette course, je reportais mon projet pour un an. C'est donc dans la douleur plus mentale que physique heureusement, que je repars vers le dernier ravito, j'avoue que je n'ai plus trop de souvenir marquant, je me suis mis dans un genre de bulle et n'en suis sorti qu'à l'arrivée, je sais que même dans le dernier kilo je n'avais pas d'euphorie comme on peut le ressentir quand on sait que l'objectif est atteint.


je termine en 9h54, 1929èm sur 5780, déçus de mon temps car je voulais boucler cette course entre 8 et 9 h ( c'est peut-être ça d’ailleurs qui m'a plombé cette épreuve). Je ne sais pas pourquoi je m’étais fixé un temps car ce type de format est tout nouveau pour moi et l'essentiel était d’être "finisher", mais malgré mes mauvaises sensations et certaines mauvaises critiques sur cette épreuve, je sais que j'y reviendrai car je ressens une attirance et j'ai l'impression de ne pas avoir bien profité de ces moments hors normes. Je recommande cette expérience atypique qu'est la Saintélyon.

mardi 13 juin 2017

Trail de Haute Provence

Samedi 27 Mai est le jour de mon premier ultra trail. Je me lance enfin dans ce fameux défi, finir un ultra, c'est un double objectif car d'une part je vais voir si je suis capable de boucler cette course et d'autre part je veux marquer les points qu'ils me manquent pour espérer participer à la CCC l'année prochaine.


Levé à 2h00 du matin, je me réveille facilement et sans trop de fatigue, pour ce qui est du petit déj, c'est plus compliqué j'avais prévu une omelette mais ça ne passe pas, je m'efforce de déjeuner comme à mon habitude mais c'est déjà difficile. Je décolle à 2h45, le départ a lieu à 5h00 et j'ai une bonne heure trente de route. J'arrive trois quarts d'heure avant le départ et vais chercher mon dossard, la ville de Forcalquier est encore endormi, j'ai l'habitude de la traverser le lundi, jour de marché, et le contraste est surprenant. L'accueil est chaleureux avec en prime des viennoiseries mais malgré mon faible pour les gâteaux, je ne me laisse pas tenter par peur de mal digérer le beurre. Je me prépare tranquillement en refaisant un point sur mon nécessaire de course  et me rends au briefing de départ. Je m'aperçois en voyant le sac des Traileurs que j'ai oublié d'accrocher une étiquette avec mon numéro de dossard sur mon porte boisson, je ne sais pas quoi faire, après hésitation je me rends vite à mon véhicule pour aller chercher cette fameuse étiquette et à mon retour le départ est donné. Pas le temps de tergiverser et nous partons au son de la musique de Rocky. Contrairement à ma dernière course je ne pars pas stressé ce qui me permet d'apprécier le serpentin que forme la lueur des frontales. Nous quittons rapidement la ville pour nous rendre sur une monotrace à travers une forêt de chênes. Je ne sais pas trop quel rythme adopter mais dans
l’immédiat je me contente de courir avec le petit groupe auquel j’adhère. Les kilomètres me paraissent bien longs en ce début de course à tel point que je commence par me questionner "mais qu'est-ce que je fais ici", nous sommes seulement au 14èm kilos et je n'ose même pas imaginer ce qui m'attend. Arrivé aux 20èm kilos, un petit groupe me double, je décide de prendre leurs pas histoire de me rebooster mais après quelques kilomètres à leur coté, je décide de lever le pied et de courir au cardio. Après une descente vertigineuse face à la pente où quelques Traileur sont sur les fesses, j'arrive dans le village de Lardier, un endroit que je connais car mon beau-frère y a résidé. Ça fait du bien d'avoir un peu de repaire qui plus est avec en point de mire le premier ravito. Je fais le plein de boisson et prends quelques morceaux de fromage, un coup de bip sur le dossard et je repars. La chaleur commence à se faire sentir et j'ai hâte de rejoindre la forêt direction la première grosse difficulté du jour, une montée de 850 D+ dans les feuilles. J'ai deux coureurs en visu et j'essaye de calquer mon allure de marche sur la leur. Le tapis de feuille est vraiment épais à tel point que je ne vois plus mes pieds, cette montée me semble interminable. En apercevant la lisière de forêt, je me dis que j'en ai terminé avec cette ascension mais fausse joie il faut encore gravir un mamelon au bout duquel se trouve le prochain ravito. La vue est captivante, on aperçoit à gauche la vallée du Jabron et à droite tous les sommets de Provence. La descente me fait sentir les premières contractures aux quadris, je suis obligé de lever le pied, me faisant rejoindre par plusieurs coureurs je decide tout de même de m'accrocher en constatant que la douleur ne s’amplifie pas, c'est plutôt rassurant. Nous enchaînons sur un sentier avec beaucoup de relance où je finis par distancer le petit groupe qui m'avait rejoint, je suis à présent seul jusqu'au prochain ravito de la montagne de Lure, lieu que je connais assez bien. Après un arrêt assez court, je me dirige vers le sommet qui représente la dernière grosse difficulté du jour, tout du moins concernant le dénivelé A ce stade de la course je sens encore bien, mes quadris me font toujours mal surtout dans les changements de relief mais j'arrive à gérer, la mi-course est passé et c'est bon pour le moral. Je rallie le prochain ravito sans trop de mal, toujours seul, les bénévoles
sont les bienvenues d'autant plus qu'ils m'annoncent que je remonte sur un groupe, ça me booste. En effet en me dirigeant vers Saint Etienne les orgues je ne fais que remonter des places, je me sens vraiment bien à tel point que je m'oblige à freiner un peu mon allure car il me reste tout de même 18 kilos à parcourir. Je reste un peu plus longtemps au ravito, je ne veux pas me précipiter et négliger cet avant-dernier ravito, je prends deux petits sandwichs au jambon et je sais qu'à ce stade de la course je vais finir mon premier ultra, Je suis envahi de plusieurs sentiments mais il me faut reprendre les sentiers vers l'ultime arrêt, dernier ravito de la journée, je refais le plein de mes boissons et bois deux verres de coca.D'après ma montre il me reste 5 kilos à parcourir mais les organisateurs m'annoncent 8 kilos, ça me coupe un peu les pattes et le redémarrage est pénible, je ne sens plus mes quadris dans la descente qui succède le ravito, je suis dans l'obligation de marcher. Lorsque la pente s’atténue j'arrive à relancer doucement la machine mais les kilos me paraissent de plus en plus longs, un dernier raidar de 400 D+ et j'aperçois enfin Forcalquier ville de l'arrivée, c'est fou mais ça redonne des ailes.

 Je finis assez bien ce défi de 80km et 3600D+ en 12h07 35èm scratch et 14ém V1, que du bonheur, pas soucis de gestion ou de santé, je suis même moins fatigué que lors de certain trail court. Un grand bravo à l'organisation rien à redire, je recommande cette course qui pour l'instant reste très conviviale.

lundi 20 mars 2017

Trail Sud Ardéchois

En ce week end du 12 mars, direction les Cévennes pour un trail de 50 km avec 2550 D+. C'est une première pour moi mais il faut bien passer des paliers afin de voir si je peux espérer faire un Ultra un jour. Le départ a lieu au Vans et l'arrivée à St Paul le Jeune. Rendez-vous donc le matin pour prendre des navettes qui nous emmènent au départ à 5H30. A cette heure le jour n'est pas encore levé mais l'on distingue tout de même le relief, la frontale n'est donc pas obligatoire.

Je débute cette épreuve dans les pires conditions dues à un stress énorme. Je n'ai dormi que 3 heures et je ne suis pas arrivé à faire un bon petit déj. J'ai le ventre en vrac avec tous ce que ça implique (je vous passe les détails) et le déplacement en bus n'arrange rien malgré un trajet court (11km).
6h30 le départ est donné et après 1 kilo en guise d'échauffement la première difficulté pointe son nez une montée de 12km avec 900D+. C'est assez roulant mais je sens déjà que mes jambes sont lourdes et que mon mal ne se passe pas. Je profite du paysage magnifique au lever du jour pour me changer les idées mais rien ne fait je souffre et je lutte kilo par kilo. Le premier ravito est aux 17èm kilos, j'ai hâte de m'y rendre pour rendre mon dossard afin d’arrêter cette souffrance. Le haut de la première côte se profile sur un petit sentier en arête, je suis heureux d'avoir franchi cette bosse en me disant que je n'ai plus qu'à me laisser descendre jusqu'au ravito.Ma joie est de courte durée car je souffre encore plus dans la descente, les secousses des enjambés me créent des barres dans le ventres et je suis obligé de faire des tout petits pas, un genre de marche rapide, pour atténuer ces douleurs, un enfer! Le ravito se présente enfin, mon mal ne s'est pas amplifié mais est toujours bel et bien là, je mange un peu solide mais malheureusement il n'y a pas de charcuterie, je fais le plein de "tuc" et en échangeant avec "Laurent" un traileur de Montpellier, il finit par me convaincre de continuer, il me dit de le suivre et tout en discutant nous attaquons la deuxième difficulté du jour. C'est un guide de choix car il a déjà effectué plusieurs fois ce type d'épreuve et il est aux petits soins  pour moi. L’ascension se passe plutôt bien mais j'en suis rendu à un constat simple, je suis bien que lorsqu'il ne faut pas faire de grandes enjambés. La descente redoutée arrive en me procurent toujours les mêmes symptômes, malheureusement mon binôme de fortune se blèsse à un genou et petit à petit c'est à mon tour de le tirer jusqu'au prochain ravito du 30èm kilos, nous formons une équipe de bras cassés. Ce ravito est pour moi un signe de délivrance, je me sens tout à coup pratiquement normal et Laurent me dit de partir car il s’arrête au prêt de sa femme et ne sait pas s'il repart. Une deuxième course démarre pour moi, je suis même euphorique, je chantonne je sais qu'a ce stade je vais pouvoir terminer mon défi, je suis même obligé de me freiner par moments pour ne pas me laisser envahir par cet enthousiasme. Que c'est bon! Les descentes se passent toujours mal mais elles ne sont plus techniques ni longues donc beaucoup moins traumatisantes pour mon estomac. La fin de course se profile avec que du bonheur à l'approche du dernier et magnifique
Laurent sans qui je n'aurais pas fini
hameau de Banne et son château fort, les jambes sont lourdes mais je suis porté par l’adrénaline. Il reste quatre kilos pour rejoindre le village de St Paul le Jeune qui est signe de délivrance et de mission accompli. Nous sommes accueilli par les bénévoles qui remettent une médaille à tous les finishers et direction le ravito pour de bonnes pâtisseries.  

Je suis finisher de cette épreuve en 7h33, 68èm scratch et 27èm V1.

Je recommande ce fabuleux Trail, très bien organisé pour une première édition où le dépaysement est garanti. Pour ma part je suis content de terminer cette distance mais je dois absolument régler ce problème de stress qui a failli me coûter la participation à ce merveilleux événement. Je remercie Laurent sans qui j'aurais certainement pas fini et je suis heureux qu'il ait pu terminer également ce Trail. J'ai découvert de nouvelles sensations et c'est pour cela que je veux me diriger petit à petit sur de l'Ultra.

lundi 20 février 2017




Snow Trail Salomon

Pour le 19 février, je cours à domicile au fameux Snow Trail Salomon dont la réputation n'est plus à faire. Comme tous les ans ce Trail affiche complet plusieurs mois à l'avance. Cette année le soleil est au rendez-vous avec des températures de printemps.

Le départ est donné à 10h30 et nous voila parti pour 21km pour 1000D+. Je pars normalement car je sais que ce Trail est exigeant  et que j'ai accumulé de la fatigue cette semaine avec une grosse charge de travail à l'entrainement, en prévision  de me préparer pour le Trail du sud Ardèche le mois prochain. Les quatre premiers kilos sont toujours rapides car ils s'effectuent sur la piste de ski de fond de Saint Paul. J'essaye de garder un minimum de vitesse pour
ne pas attaquer la première montée avec des Traileurs trop lents car je sais qu'on va se retrouver dans une monotrace où il est impossible de doubler jusqu'en aval du village de Fouillouse. Je passe bien cette première difficulté mais je n'arrive pas à relancer au moment où nous rejoignons la route, ce n'est pas bon signe pour la suite. Je m'impose donc un rythme régulier mais qui n'est pas assez rapide au vu du nombre de Traileurs qui me doublent. En sortant du village je me rends vite compte que la neige ne porte pas trop avec la chaleur ambiante et que la plupart de la montée va s'effectuer en marchant en ce qui me concerne. Ma vitesse d’ascension n'est pas rapide mais j'ai tout de même le cardio qui s'affole. Arrivé au ravito un petit coca et un morceau de banane et je repars pour cette fin de montée. J'attaque la descente avec de petites foulées contrairement aux autres années mais mon allure est raisonnable et je commence par rattraper de petits groupes, c'est toujours encourageant. Je me sens assez bien mais n'arrive toujours pas à hausser l'allure, l'avantage c'est que je souffre moins musculairement que les autres années. Après le long sentier qui nous ramène sur le site de ski de fond j'arrive tout de même à mettre un peu de vitesse et j'aperçois des Traileurs qui marchent dans les petites grimpettes que je passe en courant. Je grappille encore quelques places et fini au sprint avec un coureur que je venais de doubler mais qui ne comptait pas se laisser faire. 

Je termine en 2h41 à la 79èm place sur 371 participants et 19èm de ma catégorie. Je suis loin du premier Nathan Jovet du team Salomon France qui termine en 1h45. Encore une belle organisation et une belle réussite pour l'équipe d'Aimé (ACBU). Mon bilan est assez positif vu ma préparation.

mercredi 11 janvier 2017

Trail blanc de Névache

Première compét de l'année pour une nouvelle version du trail blanc de Serre chevalier. En effet, cette seizième édition a lieu dans la vallée de la Clarée. Je me rends à cette épreuve sans grande conviction car ça fait plus de quatre mois que je n'ai pas faits de compét qui plus est avec un état de forme en dents de scie depuis le mois de novembre.

Je prends le départ avec pour objectif une première moitié de course en gestion et si les sensations sont bonnes, j'effectuerai la seconde partie avec plus d'intensité. Je gère mon départ malgré les nombreux traileurs qui me dépassent et me contient pour préserver mon rythme. Après un kilo sur la route nous entrons dans un petit sentier descendant et les écarts commencent à se stabiliser. Arrivée à la première difficulté je me sent bien mais comme prévu je garde du jus.
L'organisateur (Patrick Michel) ne nous a pas menti la neige est au rendez-vous et il y a beaucoup de passage verglacé. J'aime ce nouveau tracé qui est plus sauvage et varié que dans la vallée de la Guisane. Au sixième kilo je m'arrête quelques secondes pour me ravitailler, le choix ne manque pas boisson chaude, froide mais je me contente de quelques abricots secs et d'un morceau de gruyère. Je repars et commence à remonter quelques concurrents c'est motivant d'autant plus que je suis toujours en dedans. Les trois derniers kilos avant le demi-tour de la mi-course s'effectuent sur un long faux plat verglacé que j'arrive bien à gérer. Je peux enfin me lâcher pour le retour mais les longues parties sur piste verglacée m'obligent à lever le pied car sans chaines je n'ai aucune adhérence et je ne veux pas prendre de risque étant donné mon classement. En revanche je m’éclate dans les petits sentiers techniques même si les dépassements sont difficiles car l'arrivée est commune aux deux épreuves.

 Je termine assez frais en 2H07 et 80èm/245 29èmV1. Je suis assez satisfait de cette première sortie même si je suis loin en temps du premier Ludovic Pommeret qui boucle l'épreuve en 1H23.

lundi 2 janvier 2017

RESULTAT 2016


BILAN 2016

Un début de saison bien rempli comme souvent mais un deuxième semestres un peu trop léger à mon gout. 11 compét un total de  1565km pour 45418m de D+ en trail et 2580km de vélo pour 29615m de D+

samedi 30 juillet 2016

Grande traversée des mélèzes

Dimanche 24 juillet je participe pour la deuxième fois à ce trail très typé montagne avec ces 28km pour 1800 D+. Le départ se rallie en bus direction Colmars les Alpes pour une arrivée à Allos ce n'est pas ma tasse de thé de me déplacer en bus surtout dès le réveil, mais pas le choix il faut faire avec.

Comme je m'y attendais j'arrive plus ou moins vaseux sur l'endroit du départ en espérant que l'heure d'attente avant le début de l'épreuve me permettra de récupérer. Il n'en est rien, je pars donc tranquillement en oubliant que la monotrace qui suit le départ va m'immobiliser pendant quelques minutes. IL me faudra plusieurs kilomètres pour pouvoir enfin courir à mon rythme. Les sensations ne sont pas mauvaises et je commence une longue remontée, c'est motivant mais je vois bien que je ne suis pas avec des traileurs de mon niveau, il me faut souvent ralentir dans les endroits techniques. J'attaque enfin la difficulté du jour qui nous conduit au col de l'Encombrette. J'ai de vagues souvenir de cette montée qui me paraît interminable dans sa première partie. Je me fais doubler par quelques traileurs  que j'essaye de suivre en haussant mon rythme de marche mais je dois vite lever le pied car le cardio s'affole. Après un rafraîchissement au bord d'un torrent j’entame la seconde partie du col que je digère mieux, le spectacle au sommet est magnifique, vu sur le lac d'Allos et sur des bouquetins qui restent placides à notre passage. J'entame la descente avec un peu de retenu car elle m'avait semblé longue lors de ma première participation. Après le ravito aux 2/3 de la pente  je commence à donner tout ce qui me reste et continu ma remonté au classement. Les six derniers kilos sont faits de relance et j'essaye de garder du rythme mais les jambes commencent à être lourdes. Je termine vraiment vidé en 3h59 à 1h12 du premier Kiredjian Joris. Au niveau classement je finis 48ém sur 280 et 11èm V1.

 Je suis déçu de mon temps car je pensais finir en 3h45 et je ne gagne que 3 minutes par rapport à ma première participation ou j'avais plus géré l'épreuve car c'était pour moi la première fois que je participais à une telle distance. Après l'analyse des donnés et des temps de passage je me rends compte que ma perte de temps est du dans les dix premiers kilos et qu'il va falloir que je parte plus vite sur ce genre d'épreuve.