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lundi 28 octobre 2019
dimanche 9 septembre 2018
mardi 31 juillet 2018
Vars Mountain Trail
Pour ma prépa à la CCC, je decide de participer au trail de Vars sur le tour des crêtes qui est réputé difficile, un vrai trail de montagne avec ces 3000D+ pour 42km. Les autres années je courais sur le 24 Km, je connais donc quelques passages mais je pars tout de même dans l'inconnu car je clôture un gros bloc de travail par cette épreuve et je risque de manquer de fraîcheur. Je me suis longtemps posé des questions quant à ma participation mais étant sur place et un peu en manque de motivation j’espère atteindre mon cotât d'heures de préparations avec cet objectif.
Je suis assez détendu au départ, normal, c'est une préparation et non un objectif. Je pars dans le milieu de groupe et attend de franchir la première difficulté du jour le Paneyron et ses 2800m d'altitude. L’ascension se déroule bien ainsi que l’enchaînement sur les crêtes en direction du lac de l'Etoile. La descente dans le vallon du Val d'Escreins est source de questionnement dois-je gérer mon allure ou accélérer?
Je décide de hausser le rythme, après tout je suis là pour me préparer qu'advienne que pourra. Arrivé au refuge de basse Rua c'est le moment de se restaurer, je prends mon temps et enchaîne sur la deuxième difficulté, la montée au col de la Scie. L’ascension se déroule bien je rejoins quelques groupes et atteins le fameux col. Je pense en avoir fini avec cette montée mais le passage en crête est beaucoup plus long que ce que j'imaginais.

Je termine 56èm et 10em V1 en 7h21mn dans la fourchette que je m’étais fixé et content d'avoir pu enfin boucler ce cycle d'entraînement.
Pour ma prépa à la CCC, je decide de participer au trail de Vars sur le tour des crêtes qui est réputé difficile, un vrai trail de montagne avec ces 3000D+ pour 42km. Les autres années je courais sur le 24 Km, je connais donc quelques passages mais je pars tout de même dans l'inconnu car je clôture un gros bloc de travail par cette épreuve et je risque de manquer de fraîcheur. Je me suis longtemps posé des questions quant à ma participation mais étant sur place et un peu en manque de motivation j’espère atteindre mon cotât d'heures de préparations avec cet objectif.
Je suis assez détendu au départ, normal, c'est une préparation et non un objectif. Je pars dans le milieu de groupe et attend de franchir la première difficulté du jour le Paneyron et ses 2800m d'altitude. L’ascension se déroule bien ainsi que l’enchaînement sur les crêtes en direction du lac de l'Etoile. La descente dans le vallon du Val d'Escreins est source de questionnement dois-je gérer mon allure ou accélérer?
Je décide de hausser le rythme, après tout je suis là pour me préparer qu'advienne que pourra. Arrivé au refuge de basse Rua c'est le moment de se restaurer, je prends mon temps et enchaîne sur la deuxième difficulté, la montée au col de la Scie. L’ascension se déroule bien je rejoins quelques groupes et atteins le fameux col. Je pense en avoir fini avec cette montée mais le passage en crête est beaucoup plus long que ce que j'imaginais.
Premier petit coup au moral mais je finis par apercevoir la descente ce qui me redonne un peu courage. Elle est assez longue et les quadris commencent par chauffer mais je reste au sein du petit groupe formé de 4 traileurs avec qui j'ai attaqué ce dénivelé négatif. Nous arrivons au ravito de Vars Sainte Marie, je me rafraîchis à la fontaine car le soleil devient pesant. Un petit encas et je repars pour la dernière difficulté, la montée à la Mayt 950m de D+ non-stop et je sens tout de suite que ça ne vas pas être une partie de plaisir. Un gros coup de moins bien m'envahit, je dois vraiment me faire mal pour avancer, cette côte me paraît interminable, à chaque moment où je crois en voir la fin, il faut encore et encore monter, je suis à bout de forces et la fatigue de ma semaine d'entrainement se fait vraiment ressentir. Pour me motiver je pense à mon objectif la CCC et je me dis que ce que je ressens n'est rien par rapport aux efforts que je devrai fournir à Chamonix au mois d’août. J'avance péniblement jusqu'au dernier ressaut et peux enfin attaquer la descente finale. Je reste prudent car je sens bien qu'avec cette fatigue, je peux à tout moment me blesser et ce n'est surtout pas le moment. Cette descente est aussi pénible que la montée moi qui d’ordinaire m'éclate en descente je reste sur ma fin.
Je termine 56èm et 10em V1 en 7h21mn dans la fourchette que je m’étais fixé et content d'avoir pu enfin boucler ce cycle d'entraînement.
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recit trail
lundi 4 juin 2018
Trail de Haute Provence
Ultra de Lure
En ce week end du 12/05 je me rends à Forcalquier pour mon premier gros Trail de l'année. C'est une course que j'ai déjà faite l'année dernière et que j'avais apprécié. Elle n'est pas trop loin de la maison et la date se situe bien sur le calendrier vis-à-vis de mes futurs objectifs. Contrairement à l'année dernière, je me rends sur les lieux la veille de l'épreuve car le départ est à 5h du matin. Mes sentiments d'avant course sont partagés, je connais le parcours et ce type d’effort mais avec les mauvaises conditions météo de ce début de printemps ma préparation n'est pas optimale. Cette course ne représente pas un objectif en soi mais au fond de moi, comme tout compétiteur, j'aimerais améliorer mon temps, même si le but premier est de faire des heures de course. Plus les années passent et plus je me rends compte des effets de l'impact psychologique sur notre corps, cette course préparatoire ne devrait m'apporter que du bien-être et non se transformer en un état de questionnement, mais c'est plus fort que moi, je ne peux m’empêcher de faire des plans sur la comète. La nuit va encore être courte.
Je profite de la première côte pour finir d'accrocher mon dossard qui n'était fixé que par une épingle et je peux enfin me consacrer à ma course. Il va tout de même me falloir attendre une dizaine de kilos pour enfin ne plus penser à ces péripéties de début d’épreuve et adopter mon allure normale de course. En ce début d'épreuve je me sens mieux que l'année dernière tout en étant dans les mêmes chronos, il faut dire que je cours avec les bâtons et que pour une première ça a l'air pas mal. Je gère bien les quarante premiers kilos, un peu trop même, car je finis par arrivé au sommet de la montagne de Lure avec dix minutes de retard sur l'année dernière. Ça ne m’inquiète pas trop car les sensations sont bien meilleures, je décide donc de me lâcher car le reste du profil est plutôt descendant. La longue descente vers Sainte Etienne les Orgues n’entame pas trop mon capital musculaire, les cuisses répondent toujours là où j'avais vraiment souffert il y a un an, que du bonheur, je commence vraiment à prendre gout à l'ultra trail. J'entame la dernière difficulté avec un peu moins d’aisance mais c'est tout à fait logique l'arrivée est proche et les kilos commencent à peser, je pense que tout le monde doit avoir le même ressenti si ce n'est bien pire que moi encore. J'arrive dans Forcalquier avec la banane car les sensations et la gestion sont au rendez vous, ainsi que la cerise sur le gâteau, le fameux chrono. Je termine avec plus de vingt minutes d'avance sur l'année dernière, c'est de bon augure pour ma saison.
Niveau chiffre ça donne une 80èm place, 34èm de ma catégorie en 11h47. Le vainqueur n'est que Julien Chorier en 7h39.
En ce week end du 12/05 je me rends à Forcalquier pour mon premier gros Trail de l'année. C'est une course que j'ai déjà faite l'année dernière et que j'avais apprécié. Elle n'est pas trop loin de la maison et la date se situe bien sur le calendrier vis-à-vis de mes futurs objectifs. Contrairement à l'année dernière, je me rends sur les lieux la veille de l'épreuve car le départ est à 5h du matin. Mes sentiments d'avant course sont partagés, je connais le parcours et ce type d’effort mais avec les mauvaises conditions météo de ce début de printemps ma préparation n'est pas optimale. Cette course ne représente pas un objectif en soi mais au fond de moi, comme tout compétiteur, j'aimerais améliorer mon temps, même si le but premier est de faire des heures de course. Plus les années passent et plus je me rends compte des effets de l'impact psychologique sur notre corps, cette course préparatoire ne devrait m'apporter que du bien-être et non se transformer en un état de questionnement, mais c'est plus fort que moi, je ne peux m’empêcher de faire des plans sur la comète. La nuit va encore être courte.
Le réveil ne me sera pas de grande utilité comme souvent la veille d'une épreuve mais l'avantage c'est que je suis sur place. Cet avantage va vite se retourner contre moi car à force de flâner dans mon van, je loupe le départ qui a lieu au moment où j'enfile mes Hoka. Je ne suis qu'à une centaine de mètres de l'arche et me précipite donc sur la ligne en catastrophe, mais tout le monde est parti, je ne vois même plus les frontales. Je vis une autre forme de stress non celui du départ mais celui de la stratégie à apporter. Dois-je essayer de rattraper rapidement les derniers traileurs ou partir à mon rythme pour les rejoindre petit à petit sachant que c'est un ultra et que j'ai le temps pour revenir sur eux. Après quelques minutes, je commence enfin à voir quelques frontales ce qui me fait inconsciemment accélérer. Je rejoins un petit groupe et décide de le doubler avant le premier single descendant. Après ce passage je dois m’arrêter pour lacer mes chaussures, hé oui j'ai dû faire 2,3 kilos avec les lacets détachés, du grand n'importe quoi.
| Départ seul |
Niveau chiffre ça donne une 80èm place, 34èm de ma catégorie en 11h47. Le vainqueur n'est que Julien Chorier en 7h39.
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lundi 11 décembre 2017
Saintélyon
Cette course mythique (64èm éditions avec plus de 15000 participants, c'est pour dire) n'était pas à mon programme annuel, même si je m'étais promis de la faire un jour. C'est à cause d'un manque de point pour mon futur objectif, la CCC que je me suis tardivement inscrit à cette épreuve. J'avais organisé mes courses 2017 pour acquérir le nombre de points nécessaire, mais le règlement 2018 a évolué et il me manque donc des points, difficile de trouver des courses qualificatives en cette fin de saison c'est une des seules course restantes. C'est donc avec une préparation minimale (4 semaines) que je me rends sur cette épreuve.
La "Sainté" c'est un trail nocturne départ 23h30 de la ville de Saint-Etienne pour rejoindre Lyon avec 73km pour 2000D+ le premier week-End de décembre, Voila pour les présentations.
J'arrive à Lyon en de début d'après-midi pour aller chercher mon dossard à la Halle Tonny Garnier. Je me rends tout de suite compte de l’ampleur de l’événement, circulation bloquée, entrée filtrée par des vigiles, des dizaines de stands représentant les plus grosses marques, l'arche d’arrivée est à elle seul un joyau lumineux au milieu des gradins remplis par la foule, le ton est donné. Après un petit tour, je retourne rapidement à mon fourgon pour me restaurer et essayer de dormir un peu car la nuit sera longue. Malheureusement le sommeil ne vient pas, je décide donc de partir prendre ma navette direction Saint Etienne, pratiquement aucune attente, les bus s’enchaînent non stop. Arrivée au parc des expos il y a déjà pas mal de monde mais j'arrive tout de même à trouver une place ou je peux m'adosser contre un mur. L'attente est longue, je marche un peu, me ravitaille pour tuer le temps, il est 20h00 et le départ est encore loin, j'essaye de m'assoupir mais sans succès.A 22h00 je rejoins la ligne de départ, ça fait tôt mais je veux absolument partir dans la première vague de 1300 donc pas le choix, il faut combattre le froid en étant statique pendant 1h30, il fait -1 degré, malgré la foule la chaleur humaine ne se fait pas ressentir. Enfin l'arrivée du speaker redonne de l’enthousiasme, le volume de la sono commence à monter et la délivrance approche. Après un hommage à un des organisateurs décédé il y a quelque jour, la musique de l'épreuve retentit (U2). C'est parti pour 7km de bitume où j'ai du mal à maintenir mon allure de course, à chaque coup d’œil sur ma montre je suis trop rapide, avec la nuit j'ai du mal à prendre mes repères (j'avais déjà ressenti cela lors de mes entraînements nocturnes), j'ai hâte de rejoindre les sentiers, heureusement les nombreux spectateurs aident à faire oublier ce long segment de bitume.

Cette course mythique (64èm éditions avec plus de 15000 participants, c'est pour dire) n'était pas à mon programme annuel, même si je m'étais promis de la faire un jour. C'est à cause d'un manque de point pour mon futur objectif, la CCC que je me suis tardivement inscrit à cette épreuve. J'avais organisé mes courses 2017 pour acquérir le nombre de points nécessaire, mais le règlement 2018 a évolué et il me manque donc des points, difficile de trouver des courses qualificatives en cette fin de saison c'est une des seules course restantes. C'est donc avec une préparation minimale (4 semaines) que je me rends sur cette épreuve.
La "Sainté" c'est un trail nocturne départ 23h30 de la ville de Saint-Etienne pour rejoindre Lyon avec 73km pour 2000D+ le premier week-End de décembre, Voila pour les présentations.
J'arrive à Lyon en de début d'après-midi pour aller chercher mon dossard à la Halle Tonny Garnier. Je me rends tout de suite compte de l’ampleur de l’événement, circulation bloquée, entrée filtrée par des vigiles, des dizaines de stands représentant les plus grosses marques, l'arche d’arrivée est à elle seul un joyau lumineux au milieu des gradins remplis par la foule, le ton est donné. Après un petit tour, je retourne rapidement à mon fourgon pour me restaurer et essayer de dormir un peu car la nuit sera longue. Malheureusement le sommeil ne vient pas, je décide donc de partir prendre ma navette direction Saint Etienne, pratiquement aucune attente, les bus s’enchaînent non stop. Arrivée au parc des expos il y a déjà pas mal de monde mais j'arrive tout de même à trouver une place ou je peux m'adosser contre un mur. L'attente est longue, je marche un peu, me ravitaille pour tuer le temps, il est 20h00 et le départ est encore loin, j'essaye de m'assoupir mais sans succès.A 22h00 je rejoins la ligne de départ, ça fait tôt mais je veux absolument partir dans la première vague de 1300 donc pas le choix, il faut combattre le froid en étant statique pendant 1h30, il fait -1 degré, malgré la foule la chaleur humaine ne se fait pas ressentir. Enfin l'arrivée du speaker redonne de l’enthousiasme, le volume de la sono commence à monter et la délivrance approche. Après un hommage à un des organisateurs décédé il y a quelque jour, la musique de l'épreuve retentit (U2). C'est parti pour 7km de bitume où j'ai du mal à maintenir mon allure de course, à chaque coup d’œil sur ma montre je suis trop rapide, avec la nuit j'ai du mal à prendre mes repères (j'avais déjà ressenti cela lors de mes entraînements nocturnes), j'ai hâte de rejoindre les sentiers, heureusement les nombreux spectateurs aident à faire oublier ce long segment de bitume.
J'arrive sur les sentiers avec un peu d'avance sur ma feuille de route ce qui me permet de ne pas être bloqué au premier rétrécissement, la première montée me permet d'admirer le fameux serpentin de frontal une des marques de fabrique de cette épreuve. Les sensations sont bonnes et me voilà déjà au premier ravito (16èm kilos), un arrêt rapide où je prends du jambon, du fromage et un thé que je consomme en repartant tranquillement. Au moment de reprendre mon allure course, il me vient deux barres dans les jambes, je suis surpris mais je ne m'affole pas, je me dis que c'est passager et certainement dû au froid lors de mon arrêt. La distance qui me sépare du prochain ravito commence à me paraître longue, je regarde souvent ma montre, un peu trop même et ce n'est pas bon signe, pour l'instant je suis toujours dans mes temps, mais de légère crampe d'estomac due à ma boisson gelée vient s'ajouter à mes jambes lourdes. Enfin le deuxième ravito (28km Sainte Catherine) je bois deux soupes chaudes, refait le plein d'eau, un peu de solide et je repars, la relance est encore plus difficile que tout à l'heure et ça commence vraiment à m’inquiéter, je suis tout juste dans mes temps et je n'ai fait qu'un peu plus d'un tiers de l'épreuve. Je décide d'oublier ma feuille de route et de courir avec les moyens du moment, malgré tout j'ai toujours les jambes dures et les kilos qui arrivent sont très exigeants, de la neige, du vent et des passages très glissants. Heureusement l'ambiance est remarquable, des spectateurs venus de nul part, autour de grands feux sont là pour nous encourager, ils crient à en perdre leur voix, nous tapent dans les mains, nous sortent deux trois blagues, et nous réchauffent le cœur, ils sont vraiment les bienvenus. J'arrive dans la douleur au troisième ravito (41èm kilos Saint Genoux) et je me demande si je ne vais pas stopper mon aventure, je n'arrive plus à boire car mes bouchons de gourdes sont gelés, je me sens faible et il reste encore un sacré morceau à parcourir, je suis arrivé à ce ravito avec 1 de plus que prévu, mais j'ai encore une marge énorme sur les barrières horaires, je décide donc de repartir jusqu'au prochain ravito quitte à marcher. Petit à petit, je retrottine et malgré de mauvaises sensations mon rythme n'est pas mauvais j'ai trouvé une manière de boire, j’enlève le bouchon de ma gourde et casse la glace avec mon doigt puis fais fondre la glace pilée dans ma bouche pendant plusieurs minutes, mais à chaque gorgée je sais que je vais avoir mal à l'estomac pendant plusieurs minutes mais c'est le prix à payer pour m'hydrater entre les ravitos. J'arrive au quatrième et avant-dernier ravitos (52èm kilos Soucieu-en-Jarrest) mes sensations sont toujours mitigées, je ne souffre pas plus mais je n’éprouve aucun plaisir et il me reste encore plus d'un semi-marathon à effectuer, ce qui me paraît énorme vu la forme et la motivation du moment qui plus est avec le speaker qui annonce le départ du bus pour ceux qui abandonnent. J'avoue que je me suis vraiment posé la question, mais je me suis rappelé pourquoi j’étais là et que si je n'avais pas les points de cette course, je reportais mon projet pour un an. C'est donc dans la douleur plus mentale que physique heureusement, que je repars vers le dernier ravito, j'avoue que je n'ai plus trop de souvenir marquant, je me suis mis dans un genre de bulle et n'en suis sorti qu'à l'arrivée, je sais que même dans le dernier kilo je n'avais pas d'euphorie comme on peut le ressentir quand on sait que l'objectif est atteint.
je termine en 9h54, 1929èm sur 5780, déçus de mon temps car je voulais boucler cette course entre 8 et 9 h ( c'est peut-être ça d’ailleurs qui m'a plombé cette épreuve). Je ne sais pas pourquoi je m’étais fixé un temps car ce type de format est tout nouveau pour moi et l'essentiel était d’être "finisher", mais malgré mes mauvaises sensations et certaines mauvaises critiques sur cette épreuve, je sais que j'y reviendrai car je ressens une attirance et j'ai l'impression de ne pas avoir bien profité de ces moments hors normes. Je recommande cette expérience atypique qu'est la Saintélyon.
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recit trail
mardi 13 juin 2017
Trail de Haute Provence
Samedi 27 Mai est le jour de mon premier ultra trail. Je me lance enfin dans ce fameux défi, finir un ultra, c'est un double objectif car d'une part je vais voir si je suis capable de boucler cette course et d'autre part je veux marquer les points qu'ils me manquent pour espérer participer à la CCC l'année prochaine.
Je finis assez bien ce défi de 80km et 3600D+ en 12h07 35èm scratch et 14ém V1, que du bonheur, pas soucis de gestion ou de santé, je suis même moins fatigué que lors de certain trail court. Un grand bravo à l'organisation rien à redire, je recommande cette course qui pour l'instant reste très conviviale.
Samedi 27 Mai est le jour de mon premier ultra trail. Je me lance enfin dans ce fameux défi, finir un ultra, c'est un double objectif car d'une part je vais voir si je suis capable de boucler cette course et d'autre part je veux marquer les points qu'ils me manquent pour espérer participer à la CCC l'année prochaine.
Levé à 2h00 du matin, je me réveille facilement et sans trop de fatigue, pour ce qui est du petit déj, c'est plus compliqué j'avais prévu une omelette mais ça ne passe pas, je m'efforce de déjeuner comme à mon habitude mais c'est déjà difficile. Je décolle à 2h45, le départ a lieu à 5h00 et j'ai une bonne heure trente de route. J'arrive trois quarts d'heure avant le départ et vais chercher mon dossard, la ville de Forcalquier est encore endormi, j'ai l'habitude de la traverser le lundi, jour de marché, et le contraste est surprenant. L'accueil est chaleureux avec en prime des viennoiseries mais malgré mon faible pour les gâteaux, je ne me laisse pas tenter par peur de mal digérer le beurre. Je me prépare tranquillement en refaisant un point sur mon nécessaire de course et me rends au briefing de départ. Je m'aperçois en voyant le sac des Traileurs que j'ai oublié d'accrocher une étiquette avec mon numéro de dossard sur mon porte boisson, je ne sais pas quoi faire, après hésitation je me rends vite à mon véhicule pour aller chercher cette fameuse étiquette et à mon retour le départ est donné. Pas le temps de tergiverser et nous partons au son de la musique de Rocky. Contrairement à ma dernière course je ne pars pas stressé ce qui me permet d'apprécier le serpentin que forme la lueur des frontales. Nous quittons rapidement la ville pour nous rendre sur une monotrace à travers une forêt de chênes. Je ne sais pas trop quel rythme adopter mais dans
l’immédiat je me contente de courir avec le petit groupe auquel j’adhère. Les kilomètres me paraissent bien longs en ce début de course à tel point que je commence par me questionner "mais qu'est-ce que je fais ici", nous sommes seulement au 14èm kilos et je n'ose même pas imaginer ce qui m'attend. Arrivé aux 20èm kilos, un petit groupe me double, je décide de prendre leurs pas histoire de me rebooster mais après quelques kilomètres à leur coté, je décide de lever le pied et de courir au cardio. Après une descente vertigineuse face à la pente où quelques Traileur sont sur les fesses, j'arrive dans le village de Lardier, un endroit que je connais car mon beau-frère y a résidé. Ça fait du bien d'avoir un peu de repaire qui plus est avec en point de mire le premier ravito. Je fais le plein de boisson et prends quelques morceaux de fromage, un coup de bip sur le dossard et je repars. La chaleur commence à se faire sentir et j'ai hâte de rejoindre la forêt direction la première grosse difficulté du jour, une montée de 850 D+ dans les feuilles. J'ai deux coureurs en visu et j'essaye de calquer mon allure de marche sur la leur. Le tapis de feuille est vraiment épais à tel point que je ne vois plus mes pieds, cette montée me semble interminable. En apercevant la lisière de forêt, je me dis que j'en ai terminé avec cette ascension mais fausse joie il faut encore gravir un mamelon au bout duquel se trouve le prochain ravito. La vue est captivante, on aperçoit à gauche la vallée du Jabron et à droite tous les sommets de Provence. La descente me fait sentir les premières contractures aux quadris, je suis obligé de lever le pied, me faisant rejoindre par plusieurs coureurs je decide tout de même de m'accrocher en constatant que la douleur ne s’amplifie pas, c'est plutôt rassurant. Nous enchaînons sur un sentier avec beaucoup de relance où je finis par distancer le petit groupe qui m'avait rejoint, je suis à présent seul jusqu'au prochain ravito de la montagne de Lure, lieu que je connais assez bien. Après un arrêt assez court, je me dirige vers le sommet qui représente la dernière grosse difficulté du jour, tout du moins concernant le dénivelé A ce stade de la course je sens encore bien, mes quadris me font toujours mal surtout dans les changements de relief mais j'arrive à gérer, la mi-course est passé et c'est bon pour le moral. Je rallie le prochain ravito sans trop de mal, toujours seul, les bénévoles
sont les bienvenues d'autant plus qu'ils m'annoncent que je remonte sur un groupe, ça me booste. En effet en me dirigeant vers Saint Etienne les orgues je ne fais que remonter des places, je me sens vraiment bien à tel point que je m'oblige à freiner un peu mon allure car il me reste tout de même 18 kilos à parcourir. Je reste un peu plus longtemps au ravito, je ne veux pas me précipiter et négliger cet avant-dernier ravito, je prends deux petits sandwichs au jambon et je sais qu'à ce stade de la course je vais finir mon premier ultra, Je suis envahi de plusieurs sentiments mais il me faut reprendre les sentiers vers l'ultime arrêt, dernier ravito de la journée, je refais le plein de mes boissons et bois deux verres de coca.D'après ma montre il me reste 5 kilos à parcourir mais les organisateurs m'annoncent 8 kilos, ça me coupe un peu les pattes et le redémarrage est pénible, je ne sens plus mes quadris dans la descente qui succède le ravito, je suis dans l'obligation de marcher. Lorsque la pente s’atténue j'arrive à relancer doucement la machine mais les kilos me paraissent de plus en plus longs, un dernier raidar de 400 D+ et j'aperçois enfin Forcalquier ville de l'arrivée, c'est fou mais ça redonne des ailes.
Je finis assez bien ce défi de 80km et 3600D+ en 12h07 35èm scratch et 14ém V1, que du bonheur, pas soucis de gestion ou de santé, je suis même moins fatigué que lors de certain trail court. Un grand bravo à l'organisation rien à redire, je recommande cette course qui pour l'instant reste très conviviale.
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lundi 20 mars 2017
Trail Sud Ardéchois
En ce week end du 12 mars, direction les Cévennes pour un trail de 50 km avec 2550 D+. C'est une première pour moi mais il faut bien passer des paliers afin de voir si je peux espérer faire un Ultra un jour. Le départ a lieu au Vans et l'arrivée à St Paul le Jeune. Rendez-vous donc le matin pour prendre des navettes qui nous emmènent au départ à 5H30. A cette heure le jour n'est pas encore levé mais l'on distingue tout de même le relief, la frontale n'est donc pas obligatoire.
Je débute cette épreuve dans les pires conditions dues à un stress énorme. Je n'ai dormi que 3 heures et je ne suis pas arrivé à faire un bon petit déj. J'ai le ventre en vrac avec tous ce que ça implique (je vous passe les détails) et le déplacement en bus n'arrange rien malgré un trajet court (11km).
6h30 le départ est donné et après 1 kilo en guise d'échauffement la première difficulté pointe son nez une montée de 12km avec 900D+. C'est assez roulant mais je sens déjà que mes jambes sont lourdes et que mon mal ne se passe pas. Je profite du paysage magnifique au lever du jour pour me changer les idées mais rien ne fait je souffre et je lutte kilo par kilo. Le premier ravito est aux 17èm kilos, j'ai hâte de m'y rendre pour rendre mon dossard afin d’arrêter cette souffrance. Le haut de la première côte se profile sur un petit sentier en arête, je suis heureux d'avoir franchi cette bosse en me disant que je n'ai plus qu'à me laisser descendre jusqu'au ravito.Ma joie est de courte durée car je souffre encore plus dans la descente, les secousses des enjambés me créent des barres dans le ventres et je suis obligé de faire des tout petits pas, un genre de marche rapide, pour atténuer ces douleurs, un enfer! Le ravito se présente enfin, mon mal ne s'est pas amplifié mais est toujours bel et bien là, je mange un peu solide mais malheureusement il n'y a pas de charcuterie, je fais le plein de "tuc" et en échangeant avec "Laurent" un traileur de Montpellier, il finit par me convaincre de continuer, il me dit de le suivre et tout en discutant nous attaquons la deuxième difficulté du jour. C'est un guide de choix car il a déjà effectué plusieurs fois ce type d'épreuve et il est aux petits soins pour moi. L’ascension se passe plutôt bien mais j'en suis rendu à un constat simple, je suis bien que lorsqu'il ne faut pas faire de grandes enjambés. La descente redoutée arrive en me procurent toujours les mêmes symptômes, malheureusement mon binôme de fortune se blèsse à un genou et petit à petit c'est à mon tour de le tirer jusqu'au prochain ravito du 30èm kilos, nous formons une équipe de bras cassés. Ce ravito est pour moi un signe de délivrance, je me sens tout à coup pratiquement normal et Laurent me dit de partir car il s’arrête au prêt de sa femme et ne sait pas s'il repart. Une deuxième course démarre pour moi, je suis même euphorique, je chantonne je sais qu'a ce stade je vais pouvoir terminer mon défi, je suis même obligé de me freiner par moments pour ne pas me laisser envahir par cet enthousiasme. Que c'est bon! Les descentes se passent toujours mal mais elles ne sont plus techniques ni longues donc beaucoup moins traumatisantes pour mon estomac. La fin de course se profile avec que du bonheur à l'approche du dernier et magnifique
hameau de Banne et son château fort, les jambes sont lourdes mais je suis porté par l’adrénaline. Il reste quatre kilos pour rejoindre le village de St Paul le Jeune qui est signe de délivrance et de mission accompli. Nous sommes accueilli par les bénévoles qui remettent une médaille à tous les finishers et direction le ravito pour de bonnes pâtisseries.
En ce week end du 12 mars, direction les Cévennes pour un trail de 50 km avec 2550 D+. C'est une première pour moi mais il faut bien passer des paliers afin de voir si je peux espérer faire un Ultra un jour. Le départ a lieu au Vans et l'arrivée à St Paul le Jeune. Rendez-vous donc le matin pour prendre des navettes qui nous emmènent au départ à 5H30. A cette heure le jour n'est pas encore levé mais l'on distingue tout de même le relief, la frontale n'est donc pas obligatoire.
Je débute cette épreuve dans les pires conditions dues à un stress énorme. Je n'ai dormi que 3 heures et je ne suis pas arrivé à faire un bon petit déj. J'ai le ventre en vrac avec tous ce que ça implique (je vous passe les détails) et le déplacement en bus n'arrange rien malgré un trajet court (11km).
| Laurent sans qui je n'aurais pas fini |
Je suis finisher de cette épreuve en 7h33, 68èm scratch et 27èm V1.
Je recommande ce fabuleux Trail, très bien organisé pour une première édition où le dépaysement est garanti. Pour ma part je suis content de terminer cette distance mais je dois absolument régler ce problème de stress qui a failli me coûter la participation à ce merveilleux événement. Je remercie Laurent sans qui j'aurais certainement pas fini et je suis heureux qu'il ait pu terminer également ce Trail. J'ai découvert de nouvelles sensations et c'est pour cela que je veux me diriger petit à petit sur de l'Ultra.
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lundi 20 février 2017
Snow Trail Salomon
Pour le 19 février, je cours à domicile au fameux Snow Trail Salomon dont la réputation n'est plus à faire. Comme tous les ans ce Trail affiche complet plusieurs mois à l'avance. Cette année le soleil est au rendez-vous avec des températures de printemps.
Le départ est donné à 10h30 et nous voila parti pour 21km pour 1000D+. Je pars normalement car je sais que ce Trail est exigeant et que j'ai accumulé de la fatigue cette semaine avec une grosse charge de travail à l'entrainement, en prévision de me préparer pour le Trail du sud Ardèche le mois prochain. Les quatre premiers kilos sont toujours rapides car ils s'effectuent sur la piste de ski de fond de Saint Paul. J'essaye de garder un minimum de vitesse pour
Pour le 19 février, je cours à domicile au fameux Snow Trail Salomon dont la réputation n'est plus à faire. Comme tous les ans ce Trail affiche complet plusieurs mois à l'avance. Cette année le soleil est au rendez-vous avec des températures de printemps.
Le départ est donné à 10h30 et nous voila parti pour 21km pour 1000D+. Je pars normalement car je sais que ce Trail est exigeant et que j'ai accumulé de la fatigue cette semaine avec une grosse charge de travail à l'entrainement, en prévision de me préparer pour le Trail du sud Ardèche le mois prochain. Les quatre premiers kilos sont toujours rapides car ils s'effectuent sur la piste de ski de fond de Saint Paul. J'essaye de garder un minimum de vitesse pour
ne pas attaquer la première montée avec des Traileurs trop lents car je sais qu'on va se retrouver dans une monotrace où il est impossible de doubler jusqu'en aval du village de Fouillouse. Je passe bien cette première difficulté mais je n'arrive pas à relancer au moment où nous rejoignons la route, ce n'est pas bon signe pour la suite. Je m'impose donc un rythme régulier mais qui n'est pas assez rapide au vu du nombre de Traileurs qui me doublent. En sortant du village je me rends vite compte que la neige ne porte pas trop avec la chaleur ambiante et que la plupart de la montée va s'effectuer en marchant en ce qui me concerne. Ma vitesse d’ascension n'est pas rapide mais j'ai tout de même le cardio qui s'affole. Arrivé au ravito un petit coca et un morceau de banane et je repars pour cette fin de montée. J'attaque la descente avec de petites foulées contrairement aux autres années mais mon allure est raisonnable et je commence par rattraper de petits groupes, c'est toujours encourageant. Je me sens assez bien mais n'arrive toujours pas à hausser l'allure, l'avantage c'est que je souffre moins musculairement que les autres années. Après le long sentier qui nous ramène sur le site de ski de fond j'arrive tout de même à mettre un peu de vitesse et j'aperçois des Traileurs qui marchent dans les petites grimpettes que je passe en courant. Je grappille encore quelques places et fini au sprint avec un coureur que je venais de doubler mais qui ne comptait pas se laisser faire.
Je termine en 2h41 à la 79èm place sur 371 participants et 19èm de ma catégorie. Je suis loin du premier Nathan Jovet du team Salomon France qui termine en 1h45. Encore une belle organisation et une belle réussite pour l'équipe d'Aimé (ACBU). Mon bilan est assez positif vu ma préparation.
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mercredi 11 janvier 2017
Trail blanc de Névache
Première compét de l'année pour une nouvelle version du trail blanc de Serre chevalier. En effet, cette seizième édition a lieu dans la vallée de la Clarée. Je me rends à cette épreuve sans grande conviction car ça fait plus de quatre mois que je n'ai pas faits de compét qui plus est avec un état de forme en dents de scie depuis le mois de novembre.
Je prends le départ avec pour objectif une première moitié de course en gestion et si les sensations sont bonnes, j'effectuerai la seconde partie avec plus d'intensité. Je gère mon départ malgré les nombreux traileurs qui me dépassent et me contient pour préserver mon rythme. Après un kilo sur la route nous entrons dans un petit sentier descendant et les écarts commencent à se stabiliser. Arrivée à la première difficulté je me sent bien mais comme prévu je garde du jus.
L'organisateur (Patrick Michel) ne nous a pas menti la neige est au rendez-vous et il y a beaucoup de passage verglacé. J'aime ce nouveau tracé qui est plus sauvage et varié que dans la vallée de la Guisane. Au sixième kilo je m'arrête quelques secondes pour me ravitailler, le choix ne manque pas boisson chaude, froide mais je me contente de quelques abricots secs et d'un morceau de gruyère. Je repars et commence à remonter quelques concurrents c'est motivant d'autant plus que je suis toujours en dedans. Les trois derniers kilos avant le demi-tour de la mi-course s'effectuent sur un long faux plat verglacé que j'arrive bien à gérer. Je peux enfin me lâcher pour le retour mais les longues parties sur piste verglacée m'obligent à lever le pied car sans chaines je n'ai aucune adhérence et je ne veux pas prendre de risque étant donné mon classement. En revanche je m’éclate dans les petits sentiers techniques même si les dépassements sont difficiles car l'arrivée est commune aux deux épreuves.
Je termine assez frais en 2H07 et 80èm/245 29èmV1. Je suis assez satisfait de cette première sortie même si je suis loin en temps du premier Ludovic Pommeret qui boucle l'épreuve en 1H23.
Première compét de l'année pour une nouvelle version du trail blanc de Serre chevalier. En effet, cette seizième édition a lieu dans la vallée de la Clarée. Je me rends à cette épreuve sans grande conviction car ça fait plus de quatre mois que je n'ai pas faits de compét qui plus est avec un état de forme en dents de scie depuis le mois de novembre.
Je prends le départ avec pour objectif une première moitié de course en gestion et si les sensations sont bonnes, j'effectuerai la seconde partie avec plus d'intensité. Je gère mon départ malgré les nombreux traileurs qui me dépassent et me contient pour préserver mon rythme. Après un kilo sur la route nous entrons dans un petit sentier descendant et les écarts commencent à se stabiliser. Arrivée à la première difficulté je me sent bien mais comme prévu je garde du jus.
L'organisateur (Patrick Michel) ne nous a pas menti la neige est au rendez-vous et il y a beaucoup de passage verglacé. J'aime ce nouveau tracé qui est plus sauvage et varié que dans la vallée de la Guisane. Au sixième kilo je m'arrête quelques secondes pour me ravitailler, le choix ne manque pas boisson chaude, froide mais je me contente de quelques abricots secs et d'un morceau de gruyère. Je repars et commence à remonter quelques concurrents c'est motivant d'autant plus que je suis toujours en dedans. Les trois derniers kilos avant le demi-tour de la mi-course s'effectuent sur un long faux plat verglacé que j'arrive bien à gérer. Je peux enfin me lâcher pour le retour mais les longues parties sur piste verglacée m'obligent à lever le pied car sans chaines je n'ai aucune adhérence et je ne veux pas prendre de risque étant donné mon classement. En revanche je m’éclate dans les petits sentiers techniques même si les dépassements sont difficiles car l'arrivée est commune aux deux épreuves.
Je termine assez frais en 2H07 et 80èm/245 29èmV1. Je suis assez satisfait de cette première sortie même si je suis loin en temps du premier Ludovic Pommeret qui boucle l'épreuve en 1H23.
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samedi 30 juillet 2016
Grande traversée des mélèzes
Dimanche 24 juillet je participe pour la deuxième fois à ce trail très typé montagne avec ces 28km pour 1800 D+. Le départ se rallie en bus direction Colmars les Alpes pour une arrivée à Allos ce n'est pas ma tasse de thé de me déplacer en bus surtout dès le réveil, mais pas le choix il faut faire avec.
Comme je m'y attendais j'arrive plus ou moins vaseux sur l'endroit du départ en espérant que l'heure d'attente avant le début de l'épreuve me permettra de récupérer. Il n'en est rien, je pars donc tranquillement en oubliant que la monotrace qui suit le départ va m'immobiliser pendant quelques minutes. IL me faudra plusieurs kilomètres pour pouvoir enfin courir à mon rythme. Les sensations ne sont pas mauvaises et je commence une longue remontée, c'est motivant mais je vois bien que je ne suis pas avec des traileurs de mon niveau, il me faut souvent ralentir dans les endroits techniques. J'attaque enfin la difficulté du jour qui nous conduit au col de l'Encombrette. J'ai de vagues souvenir de cette montée qui me paraît interminable dans sa première partie. Je me fais doubler par quelques traileurs que j'essaye de suivre en haussant mon rythme de marche mais je dois vite lever le pied car le cardio s'affole. Après un rafraîchissement au bord d'un torrent j’entame la seconde partie du col que je digère mieux, le spectacle au sommet est magnifique, vu sur le lac d'Allos et sur des bouquetins qui restent placides à notre passage. J'entame la descente avec un peu de retenu car elle m'avait semblé longue lors de ma première participation. Après le ravito aux 2/3 de la pente je commence à donner tout ce qui me reste et continu ma remonté au classement. Les six derniers kilos sont faits de relance et j'essaye de garder du rythme mais les jambes commencent à être lourdes. Je termine vraiment vidé en 3h59 à 1h12 du premier Kiredjian Joris. Au niveau classement je finis 48ém sur 280 et 11èm V1.
Je suis déçu de mon temps car je pensais finir en 3h45 et je ne gagne que 3 minutes par rapport à ma première participation ou j'avais plus géré l'épreuve car c'était pour moi la première fois que je participais à une telle distance. Après l'analyse des donnés et des temps de passage je me rends compte que ma perte de temps est du dans les dix premiers kilos et qu'il va falloir que je parte plus vite sur ce genre d'épreuve.
Dimanche 24 juillet je participe pour la deuxième fois à ce trail très typé montagne avec ces 28km pour 1800 D+. Le départ se rallie en bus direction Colmars les Alpes pour une arrivée à Allos ce n'est pas ma tasse de thé de me déplacer en bus surtout dès le réveil, mais pas le choix il faut faire avec.
Je suis déçu de mon temps car je pensais finir en 3h45 et je ne gagne que 3 minutes par rapport à ma première participation ou j'avais plus géré l'épreuve car c'était pour moi la première fois que je participais à une telle distance. Après l'analyse des donnés et des temps de passage je me rends compte que ma perte de temps est du dans les dix premiers kilos et qu'il va falloir que je parte plus vite sur ce genre d'épreuve.
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jeudi 30 juin 2016
Trail des lucioles
Avec beaucoup de retard, un petit retour sur le trail des lucioles. En effet comme le mois d'avril est pauvre en compétition je décide de participer à ce trail nocturne qui n'est pas un objectif mais qui me permet de faire au moins une compét ce moi-ci.
J'arrive à Roquebrune sur Argent 3/4 d'heures avant le départ et je me rends vite compte de l’ampleur de ce trail car le nombre de véhicules garés dans le champ qui serre de parking est impressionnant.
Le départ est donné à 20h30, je ne connais pas le tracé et je me fais enfermer dès la sortie du village lors de l'entrée dans une monotrace qui va durée plusieurs kilomètres. Je double dés que possible mais je perds tout de même énormément de temps. Lors de la première montée, je peux enfin courir à mon rythme et je remonte de nombreux concurrents. J'ai de bonnes sensations et prends beaucoup de plaisir à parcourir ce massif de nuit au milieu des frontales et du coassement des grenouilles.
L'arrivée au premier ravito n'est pas en reste, en se croirait dans un son et lumière, c'est la première fois que je découvre un si grand ravito. Après un petit arrêt rapide je repars vers la dernière difficulté du soir, les jambes répondent toujours et les kilos passent tous seul. Je finis par rejoindre un petit groupe qui me servait de lièvre, je reste à leurs côtés car l'allure qu'il impose sur le plat est déjà bien rapide pour moi. Je suis obligé de me faire violence pour rester au contact des deux derniers coureurs car ce rythme rapide a fait exploser ce noyau de traileur. Je m'adapte petit à petit à ce rythme et finis par prendre les commandes, je n'ai plus qu'un traileur derrière moi et continu toujours par grignoter des places. Nous entamons la dernière descente rendue très technique de nuit, c'est un lit de torrent asséché ou beaucoup de traileurs sont prudents, pris par mon état de forme euphorique je descends cette pente à bloc pensant lâcher mon concurrent mais rien n'y fait, il est toujours là à quelques longueurs car j'aperçois toujours le rayon lumineux de sa frontale. Je lui demande s'il veut passer mais je me doute de sa réponse, il est bien au chaud derrière moi et ça sent un sprint pour le finale. Nous arrivons de nouveau sur Roquebrune lorsqu'un signaleur nous annonce l'arrivée à 500m. Je décide d’accélérer sur le bitume descendant pour finir à bloc en sprint et terminer tous juste devant ce traileur qui me félicite. Je termine 41èm et 9èm V1 en 1h59 pour ce trail de 21km et 650m D+.
Bonnes sensations et content d'avoir tenu ce rythme.
Avec beaucoup de retard, un petit retour sur le trail des lucioles. En effet comme le mois d'avril est pauvre en compétition je décide de participer à ce trail nocturne qui n'est pas un objectif mais qui me permet de faire au moins une compét ce moi-ci.
J'arrive à Roquebrune sur Argent 3/4 d'heures avant le départ et je me rends vite compte de l’ampleur de ce trail car le nombre de véhicules garés dans le champ qui serre de parking est impressionnant.
Le départ est donné à 20h30, je ne connais pas le tracé et je me fais enfermer dès la sortie du village lors de l'entrée dans une monotrace qui va durée plusieurs kilomètres. Je double dés que possible mais je perds tout de même énormément de temps. Lors de la première montée, je peux enfin courir à mon rythme et je remonte de nombreux concurrents. J'ai de bonnes sensations et prends beaucoup de plaisir à parcourir ce massif de nuit au milieu des frontales et du coassement des grenouilles.
Bonnes sensations et content d'avoir tenu ce rythme.
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mercredi 30 mars 2016
Trail des contreforts du Piolit
Ce dimanche 20 mars direction la Batie neuve pour un petit Trail qui ressemble plus à une course nature avec 14km et 650D+. Cette épreuve est très bien organisée et il y a des petits changements cette année, le départ se fait du lycée, le parcours est plus court mais avec plus de sentier.
Ce dimanche 20 mars direction la Batie neuve pour un petit Trail qui ressemble plus à une course nature avec 14km et 650D+. Cette épreuve est très bien organisée et il y a des petits changements cette année, le départ se fait du lycée, le parcours est plus court mais avec plus de sentier.
Arrivée sur place direction les dossards et la ligne de départ. Je me rends tout de suite compte que ça va partir très vite car nous allons partir en faux-plat descendant sur 700m de bitume. Après avoir regardé le départ du 9km, petit échauffement avec mon ami Gégé puis direction le sasse de départ en musique. Comme je l'avais pressenti ça part sur les chapeaux de roue, je prends une bonne allure sans toute fois me faire embarquer par les premiers, je suis à un peu plus de 15 km/h. On enchaîne vite sur la grosse difficulté du jour, une bosse de 5km faite de relance et de partie on l'on alterne marche et course (pour ma part) et c'est toujours délicat à gérer.
Les sensations sont bonnes sauf dans les endroits où je marche, j'ai du mal à garder le contact avec les traileurs qui m'entourent. Je me fais même dépasser à plusieurs reprises, je décide donc de m'accrocher un peu plus quitte à le payer par la suite. Je zappe le premier ravito et je sais qu'à ce stade il ne reste plus qu'environ 1,5km de côte, les jambes tiennent malgré que ça pique les mollets. Je digère assez bien cette difficulté et maintenant je sais qu'il faut être à bloque jusqu'à l'arrivée, ce n'est pas facile, mais c'est le prix à payer dans ce type de course pour espérer être bien classé. Les kilos défilent mais que ça parait long surtout que je suis seul la plupart du temps. Heureusement que je grignote quelques places et le reste du temps je me bats avec ma montre, je suis tout de même à des vitesses qui se rapprochent plus de la course sur route, 13km/h, 14km/h. J'arrive enfin dans le lotissement signe que l'arrivée approche mais à ce moment de la course c'est toujours un passage difficile, il reste environ 3kilos et plus question de gestion pour le peu qu'il y en avait avant. J'ai un traileur en point de mire et ça devient ma cible pour me tirer jusqu'à l'arrivée. Dans l'entame de l'interminable ligne droite qui nous emmène vers le lycée, je suis sur ses talons et il relance sous les encouragements de ses proches. Je serre les dents et me dis que je ne pourrai tenir se rythme bien longtemps, heureusement il lâche avant moi et je finis avec quelques mètres d'avance.
Je termine 46èm et 10èmV1 en 1h20 à 20mn du premier. Je suis vraiment satisfait de cette course, j'ai tout donné et ne pouvais mieux faire dans ce type d'épreuve très rapide. Maintenant direction l’excellent repas d’après course qui est toujours une réussite, surtout cette année dans la cafétéria du lycée, c'est le top avec en prime une bonne pression bien fraîche, bravo aux organisateurs.
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lundi 7 mars 2016
Trail des neiges du Champsaur
C'est après une demi-journée à consulter l'état des routes que nous décidons avec Gégé de tenter de rejoindre Saint Léger les Mélèzes pour la 5èm édition de ce Snow Trail nocturne. Les fortes chutes de neige ont bloqué la plupart des cols dont celui de Vars, nous passerons donc par Gap. Nous partons à 15H15 pour être sur d'arriver à temps. Une fois passé Barcelonnette on se rend vite compte que les routes sont pratiquement sèches et c'est rassurant pour la suite du voyage. On arrive finalement avec une bonne heure et demie d'avance (c'est bien la première fois que cela m'arrive, merci Gégé). Les inscriptions ne sont même pas ouverte et j'en profite pour lui montrer les lieux d'arrivée et de départ. On constate sans surprise que ça va brasser dans cette neige fraîche.
Après un petit échauffement pour le fun nous rejoignons le sasse de contrôle des frontales, tout est ok, il n'y a plus qu'à. Le départ est montant sur le front de neige et cela pendant 6 kilos. C'est délicat de gérer cette ascension car le profil n'est pas régulier qui plus est dans une neige fraîche. Dans un lacet à mi-côte j'aperçois Gégé, on s'encourage et je suis content qu'il soit encore là pour sa première course de l'année. Dans le dernier kilo de l'ascension j'augmente le rythme car je sais qu'on va bientôt se lancer dans la descente d'une piste de ski. Celle-ci est rendue piégeuse avec des passages qui portent et d'autres où l'on perd ses appuis, je me fais légèrement mal par deux fois au tendon d’Achille, ce qui m'oblige à lever le pied sur la fin de ce passage. En arrivant sur le plateau, je perds le contact avec un coureur que je connais car il m'a déjà servi de lièvre dans d'autres épreuves (j'arrive au sprint avec lui sur le trail de Bayard) mais je sens qu'aujourd'hui je ne le reverrai pas. Je m'efforce tout de même à m'imprimer un rythme soutenu car sur ces trails courts tout le monde est à bloc. La neige se met de nouveau à tomber et rend la visibilité très difficile surtout avec le faisceau de la frontale. Je cours la tête de travers, c'est assez pénible surtout dans une monotrace ou l'équilibre est précaire. Nous rejoignons une piste que nous empruntons pour la première fois, ça perturbe ma gestion de fin de course car je ne sais plus s'il reste une difficulté. Malgré tout je décide de puiser dans mes dernières forces pour tout donner, ce qui est payant car je voyais des frontales se rapprocher de moi à grands pas. Je termine ce trail en 1h29 18èm/60 et 2èmV1 à 14mn du premier Thierry Fabre. Bonne perf, il ne reste plus qu'à se restaurer avec un bon plateau-repas et vite filer car la chaussée se dégrade avec une couche de neige qui s’accroît à vue d’œil.
C'est après une demi-journée à consulter l'état des routes que nous décidons avec Gégé de tenter de rejoindre Saint Léger les Mélèzes pour la 5èm édition de ce Snow Trail nocturne. Les fortes chutes de neige ont bloqué la plupart des cols dont celui de Vars, nous passerons donc par Gap. Nous partons à 15H15 pour être sur d'arriver à temps. Une fois passé Barcelonnette on se rend vite compte que les routes sont pratiquement sèches et c'est rassurant pour la suite du voyage. On arrive finalement avec une bonne heure et demie d'avance (c'est bien la première fois que cela m'arrive, merci Gégé). Les inscriptions ne sont même pas ouverte et j'en profite pour lui montrer les lieux d'arrivée et de départ. On constate sans surprise que ça va brasser dans cette neige fraîche.
Après un petit échauffement pour le fun nous rejoignons le sasse de contrôle des frontales, tout est ok, il n'y a plus qu'à. Le départ est montant sur le front de neige et cela pendant 6 kilos. C'est délicat de gérer cette ascension car le profil n'est pas régulier qui plus est dans une neige fraîche. Dans un lacet à mi-côte j'aperçois Gégé, on s'encourage et je suis content qu'il soit encore là pour sa première course de l'année. Dans le dernier kilo de l'ascension j'augmente le rythme car je sais qu'on va bientôt se lancer dans la descente d'une piste de ski. Celle-ci est rendue piégeuse avec des passages qui portent et d'autres où l'on perd ses appuis, je me fais légèrement mal par deux fois au tendon d’Achille, ce qui m'oblige à lever le pied sur la fin de ce passage. En arrivant sur le plateau, je perds le contact avec un coureur que je connais car il m'a déjà servi de lièvre dans d'autres épreuves (j'arrive au sprint avec lui sur le trail de Bayard) mais je sens qu'aujourd'hui je ne le reverrai pas. Je m'efforce tout de même à m'imprimer un rythme soutenu car sur ces trails courts tout le monde est à bloc. La neige se met de nouveau à tomber et rend la visibilité très difficile surtout avec le faisceau de la frontale. Je cours la tête de travers, c'est assez pénible surtout dans une monotrace ou l'équilibre est précaire. Nous rejoignons une piste que nous empruntons pour la première fois, ça perturbe ma gestion de fin de course car je ne sais plus s'il reste une difficulté. Malgré tout je décide de puiser dans mes dernières forces pour tout donner, ce qui est payant car je voyais des frontales se rapprocher de moi à grands pas. Je termine ce trail en 1h29 18èm/60 et 2èmV1 à 14mn du premier Thierry Fabre. Bonne perf, il ne reste plus qu'à se restaurer avec un bon plateau-repas et vite filer car la chaussée se dégrade avec une couche de neige qui s’accroît à vue d’œil.
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dimanche 6 mars 2016
Aymon trail
C'est avec beaucoup de joie que je me rends dans les Ardennes, mon département de naissance pour participer à la deuxième édition de l'Aymon trail.
Je connais déjà bien le magnifique parcours de ce trail avec ses trente-deux km pour 1600D+. C'est un tracé complet avec tout ce qui fait à mes yeux un vrai trail, du dénivelé, de la technique, du single, de la relance...et ne parlons pas de l'organisation qui n'a rien à envier aux plus grands (encore bravo à tous ces bénévoles qui ont su faire de cette course une épreuve unique en son genre).
Le départ fictif s'effectue du cosec de Bogny sur Meuse pour se rendre sur la platelle des Quatres fils Aymon. Dans la petite grimpette qui rejoint le départ je me rends vite compte que les jambes ne sont pas au rendez-vous et je suis obligé de changer ma stratégie de course. Je vais devoir partir tranquille sachant pertinemment que je vais être pris dans les bouchons de début de course.
J’atteins la première grosse montée qui va vraiment me servir de juge pour l'issue de l'épreuve. Bizarrement un déclic se produit, je ne subis pas trop cette difficulté et ma gêne aux mollets ne s’amplifie pas. Je commence à accentuer mon effort et arrive enfin à atteindre mon rythme de course. Je traverse bien le "chemin des moines" et commence vraiment à grignoter mon retard en ne cessant de doubler des concurrents. Je digère bien la deuxième grosse montée et relance dans le long faux plat qui nous emmène au Loup. Mes proches sont surpris de me voir arriver si tôt je viens de passer de la 130èm places aux environs de la 70èm. Je fais le plein d'encouragement et me ravitaille,
C'est avec beaucoup de joie que je me rends dans les Ardennes, mon département de naissance pour participer à la deuxième édition de l'Aymon trail.
Je connais déjà bien le magnifique parcours de ce trail avec ses trente-deux km pour 1600D+. C'est un tracé complet avec tout ce qui fait à mes yeux un vrai trail, du dénivelé, de la technique, du single, de la relance...et ne parlons pas de l'organisation qui n'a rien à envier aux plus grands (encore bravo à tous ces bénévoles qui ont su faire de cette course une épreuve unique en son genre).
Le départ fictif s'effectue du cosec de Bogny sur Meuse pour se rendre sur la platelle des Quatres fils Aymon. Dans la petite grimpette qui rejoint le départ je me rends vite compte que les jambes ne sont pas au rendez-vous et je suis obligé de changer ma stratégie de course. Je vais devoir partir tranquille sachant pertinemment que je vais être pris dans les bouchons de début de course.
Le départ est donné au son de la cornemuse et les premiers
ne perdent pas de temps pour s’élancer dans la petite boucle qui nous ramène sur la platelle. Dans l’ascension du premier rocher je n'échappe pas au premier bouchon, je prends ça avec philosophie en me disant que ça va me permettre de faire redescendre le cœur, même pas. Je n'ai vraiment pas de bonnes sensations et je sens déjà des raideurs dans les mollets. Je fais une course d'attente en espérant passer ce moment difficile. Une fois passé la traversée des Quatres fils, nous nous lançons dans un long faux plat sur les crêtes entre Meuse et Semoy, je m'efforce de courir alors que les traileurs qui m'entourent alternent marche et course. Ça me redonne un peu de moral mais le physique n'est toujours pas là. Un petit coucou au signaleur habillé en chevalier (pol 7) me fait oublier quelques instants ma méforme. Ce qui m'est agréable sur ce trail hormis le lieux que j'affecte, c'est qu'il y a beaucoup de visages qui me sont familiers. J'ai hâte de rejoindre le plateau d'Haulmé où m'attendent mes proches mais que c'est difficile de courir dans ces conditions à tel point que je me demande si je dois continuer. Leurs encouragements m'incitent à poursuivre mais pour combien de temps car je sais que c'est un parcours exigeant et que dans cet état j'aurai vraiment du mal à le boucler.
J’atteins la première grosse montée qui va vraiment me servir de juge pour l'issue de l'épreuve. Bizarrement un déclic se produit, je ne subis pas trop cette difficulté et ma gêne aux mollets ne s’amplifie pas. Je commence à accentuer mon effort et arrive enfin à atteindre mon rythme de course. Je traverse bien le "chemin des moines" et commence vraiment à grignoter mon retard en ne cessant de doubler des concurrents. Je digère bien la deuxième grosse montée et relance dans le long faux plat qui nous emmène au Loup. Mes proches sont surpris de me voir arriver si tôt je viens de passer de la 130èm places aux environs de la 70èm. Je fais le plein d'encouragement et me ravitaille,
c'est pour moi une nouvelle course qui commence, d'autant plus qu'à ce stade de l'épreuve les deuxièmes binômes du relais prennent leur envole.
Dans l'euphorie de retrouver des sensations, je me laisse aspirer par ces traileurs frais dans le petit single qui nous conduit au pied de la grosse difficulté du jour dénommée "the wall". Le cardio refonctionne normalement mais je lève le pied pour franchir ce mur où mon fan-club m'attend. Mon frère fait quelques foulées à mes côtés et c'est motivant, j'aurais bien aimé que cela dur plus longtemps mais il doit me quitter pour se rendre au prochain lieu d'encouragement "la fontaine Rua" que je ne tarde pas à rejoindre. Le tracé se poursuit le long de la semoy direction Tournavaux, c'est une portion roulante malgré la présence de boue j'arrive à courir aux environs de 11km/h mais la fatigue commence à apparaître, normal à ce stade de la course! Nous attaquons encore une montée mais celle-ci je ne connais pas, elle va me laisser des traces mais j'arrive tout de même à refaire la jonction avec trois traileurs qui m'avaient pris quelques mètres dans l'ascension. Pour ne pas changer sur cette épreuve, nous attaquons à nouveau une montée, c'est l'avant-dernière et c'est bon pour le moral, je prends la tête du petit groupe mais je suis préoccupé par mes réserves de boisson qui sont épuisées. Heureusement j'aperçois mes proches au pied de la dernière bosse ce qui n'était pas prévu, j'en profite pour me désaltérer et dépanner les deux traileurs qui m'accompagnent, apparemment nous sommes tous assoiffés. Mon frère à son habitude m'accompagne quelques pas et me signale que je suis entrain de lâcher mes compagnons d'aventure, c'est motivant et ça me permet de passer cette dernière difficulté en courant, résultat, je grignote encore deux places. Maintenant descente vers l'arrivée avec un début de crampe au quadri gauche, heureusement ça tiendra jusqu'à l'arrivée ou je finis par gagner encore deux places au sprint. Bonne fin de course en finissant 53èm/400 et 18èV1 en 3h49 à 58mn du premier Mathieux Boucherit du team salomon Belgique. Encore un grand bravo au organisateur et merci à mes proches sans qui j'aurais certainement abandonné vu ma condition au départ.
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mercredi 2 mars 2016
Bayard trail
Samedi 20 fevrier sur les hauteurs de Gap, au col bayard, se déroule un snow trail nocturne. Je décide au dernier moment de participer à ce trail car l'on peut s'inscrire sur place (je reviendrai sur les inscriptions) mais surtout parce qu'il compte pour le challenge des trails du 05.
Je pars de la maison à 16h00, les inscriptions se terminent à 18h00 et j'ai 1h40 de route, j'arrive pour m'inscrire à 17h50 et la grosse surprise, j’intègre une file d'attente d'au moins vingt mètres. Je patiente au côté d'un coureur que je connais, heureusement ça fait passer le temps. L'organisation est dépassée, il n'y a que deux personnes pour accueillir tous les participants inscrits et non inscrits, du petit et du grand parcours, c'est la cohu. Le départ est différé d'un quart d'heure et je finis par avoir mon dossard (sans lot ni ticket repas) et je file vite me préparer. C'est une petite épreuve locale mais je croise des pointures à l’échauffement, ça va être très rapide en course.
Le départ est donné à la nouvelle heure 18h45 et comme je le pensais ça part comme des avions. J'essaye de ne pas me retrouver trop loin des premiers mais l'allure est trop rapide pour, je laisse donc filer le serpentin de frontal dans la nuit et reprends un rythme plus approprié à mon niveau. Dès la première montée, je commence par reprendre du monde et me sent assez bien, hormis au niveau vestimentaire où je suis obligé d'enlever une couche que je déposerai au ravito. Le parcours est roulant mais assez varié, je continue ma progression en grignotant toujours quelques places tout en essayant de rester dans des groupes car je me rend compte que le balisage n'est pas top et que l'on peut vite s’égarer (ce qui arrivera à beaucoup d'entre nous). J’enchaîne les kilos et arrive au point le plus bas du parcours, je sais d'après le profil qu'une montée de trois kilos nous attend et j'ai gardé du jus pour passer cette difficulté. A ma grande surprise cette montée n'est qu'un long faux plat, je commence donc à me lâcher et me diriger vers la dernière boucle que nous avons déjà empruntée lors du début de l'épreuve. Les sensations sont toujours bonnes et j'arrive à tenir un bon rythme je finis au sprint avec deux traileurs pour terminer ce trail de 16km et 300D+ en 1h25. Niveau classement je suis 49èm/130 et 12èmV1 à 19mn du premier Said Mansouri. Je suis satisfait du rythme que j'ai réussi à maintenir sur ce type d’épreuve (de nuit et sur la neige).
Samedi 20 fevrier sur les hauteurs de Gap, au col bayard, se déroule un snow trail nocturne. Je décide au dernier moment de participer à ce trail car l'on peut s'inscrire sur place (je reviendrai sur les inscriptions) mais surtout parce qu'il compte pour le challenge des trails du 05.
Je pars de la maison à 16h00, les inscriptions se terminent à 18h00 et j'ai 1h40 de route, j'arrive pour m'inscrire à 17h50 et la grosse surprise, j’intègre une file d'attente d'au moins vingt mètres. Je patiente au côté d'un coureur que je connais, heureusement ça fait passer le temps. L'organisation est dépassée, il n'y a que deux personnes pour accueillir tous les participants inscrits et non inscrits, du petit et du grand parcours, c'est la cohu. Le départ est différé d'un quart d'heure et je finis par avoir mon dossard (sans lot ni ticket repas) et je file vite me préparer. C'est une petite épreuve locale mais je croise des pointures à l’échauffement, ça va être très rapide en course.
Le départ est donné à la nouvelle heure 18h45 et comme je le pensais ça part comme des avions. J'essaye de ne pas me retrouver trop loin des premiers mais l'allure est trop rapide pour, je laisse donc filer le serpentin de frontal dans la nuit et reprends un rythme plus approprié à mon niveau. Dès la première montée, je commence par reprendre du monde et me sent assez bien, hormis au niveau vestimentaire où je suis obligé d'enlever une couche que je déposerai au ravito. Le parcours est roulant mais assez varié, je continue ma progression en grignotant toujours quelques places tout en essayant de rester dans des groupes car je me rend compte que le balisage n'est pas top et que l'on peut vite s’égarer (ce qui arrivera à beaucoup d'entre nous). J’enchaîne les kilos et arrive au point le plus bas du parcours, je sais d'après le profil qu'une montée de trois kilos nous attend et j'ai gardé du jus pour passer cette difficulté. A ma grande surprise cette montée n'est qu'un long faux plat, je commence donc à me lâcher et me diriger vers la dernière boucle que nous avons déjà empruntée lors du début de l'épreuve. Les sensations sont toujours bonnes et j'arrive à tenir un bon rythme je finis au sprint avec deux traileurs pour terminer ce trail de 16km et 300D+ en 1h25. Niveau classement je suis 49èm/130 et 12èmV1 à 19mn du premier Said Mansouri. Je suis satisfait du rythme que j'ai réussi à maintenir sur ce type d’épreuve (de nuit et sur la neige).
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mardi 23 février 2016
Snow trail ubaye salomon
Comme il y a deux ans le grand parcours du snow trail est légèrement raccourci pour risque d'avalanche, il manquera deux kilomètres et deux cents mètres de déniv.
Le départ est toujours aussi rapide malgré la montée du camping que je m'oblige à gérer car je sais qu'elle peut laisser des traces dès le début de course. Une fois atteint les pistes de ski de fond, je m'impose un rythme important car je veux atteindre la première difficulté (monté vers Fouillouse) parmi les traileurs d'assez bon niveau sachant qu'il sera impossible de doubler pendant plusieurs kilomètres. La montée s'effectue en marchand dans une monotrace et certains traileurs commence à s’agacer car ils aimeraient doubler. Pour ma part le rythme me convient sachant ce qui nous reste à gravir. Je rejoins la route de Fouillouse en assez bonne condition mais j'ai tout de même du mal à
relancer, les coureurs qui m'entourent creuse un petit écart et je m’efforce d'éviter la casse en gardant le contact à une vingtaine de mètres.
Sortie de Fouillouse, j'arrive à recoller et ça me redonne des forces pour attaquer la montée sur plate lombarde d'autant plus que je continu de courir alors que tout le monde marche. Je m'oblige tout de même à alterner marche et course car je sais que le retour est toujours difficile dans une neige piégeuse. A mi-monté je croisse les premiers qui redescendent à toute allure, et j'observe que le retour s'effectue sur un tracé parallèle à la montée, c'est vraiment bien pensé car il y a deux ans on redescendait sur la même trace et c'était gênant pour tout le monde aussi bien en montant qu'en descendant (bravo aux organisateurs d'avoir aménagé ce tronçon de dernière minute). Un petit arrêt au ravito qui annonce le retour sur Fouillouse. La descente se passe bien et j'arrive à rejoindre puis doubler quelques groupes, pas de crampe avec ces appuis fuyants et c'est rare à ce stade de la course. Je finis la descente du Gr en monotrace avec 4 traileurs pour atteindre enfin les pistes de ski de fond. Le groupe s’éclate et j'arrive à tenir le meneur en espérant bien le passer à l'arrivée. Sur le plat il va un peu mieux que moi mais dans les "coups de cul" je recolle facilement, je me dis que dans le dernier faux-plat je pourrai faire la différence mais il creuse un trop gros écart avant l'entame de ce dernier. Je viendrai mourir dans ces pas sans arriver à le dépasser.
Je termine satisfait de ma course surtout sans trop souffrir avec une bonne gestion de l'effort et du coup de bonnes sensations. Au niveau résultat je termine 48èm et 11èm V1 en 2h21 à 42mn du premier Thibaut Baronian du team salomon.
Comme il y a deux ans le grand parcours du snow trail est légèrement raccourci pour risque d'avalanche, il manquera deux kilomètres et deux cents mètres de déniv.
Le départ est toujours aussi rapide malgré la montée du camping que je m'oblige à gérer car je sais qu'elle peut laisser des traces dès le début de course. Une fois atteint les pistes de ski de fond, je m'impose un rythme important car je veux atteindre la première difficulté (monté vers Fouillouse) parmi les traileurs d'assez bon niveau sachant qu'il sera impossible de doubler pendant plusieurs kilomètres. La montée s'effectue en marchand dans une monotrace et certains traileurs commence à s’agacer car ils aimeraient doubler. Pour ma part le rythme me convient sachant ce qui nous reste à gravir. Je rejoins la route de Fouillouse en assez bonne condition mais j'ai tout de même du mal à
relancer, les coureurs qui m'entourent creuse un petit écart et je m’efforce d'éviter la casse en gardant le contact à une vingtaine de mètres.
Sortie de Fouillouse, j'arrive à recoller et ça me redonne des forces pour attaquer la montée sur plate lombarde d'autant plus que je continu de courir alors que tout le monde marche. Je m'oblige tout de même à alterner marche et course car je sais que le retour est toujours difficile dans une neige piégeuse. A mi-monté je croisse les premiers qui redescendent à toute allure, et j'observe que le retour s'effectue sur un tracé parallèle à la montée, c'est vraiment bien pensé car il y a deux ans on redescendait sur la même trace et c'était gênant pour tout le monde aussi bien en montant qu'en descendant (bravo aux organisateurs d'avoir aménagé ce tronçon de dernière minute). Un petit arrêt au ravito qui annonce le retour sur Fouillouse. La descente se passe bien et j'arrive à rejoindre puis doubler quelques groupes, pas de crampe avec ces appuis fuyants et c'est rare à ce stade de la course. Je finis la descente du Gr en monotrace avec 4 traileurs pour atteindre enfin les pistes de ski de fond. Le groupe s’éclate et j'arrive à tenir le meneur en espérant bien le passer à l'arrivée. Sur le plat il va un peu mieux que moi mais dans les "coups de cul" je recolle facilement, je me dis que dans le dernier faux-plat je pourrai faire la différence mais il creuse un trop gros écart avant l'entame de ce dernier. Je viendrai mourir dans ces pas sans arriver à le dépasser.
Je termine satisfait de ma course surtout sans trop souffrir avec une bonne gestion de l'effort et du coup de bonnes sensations. Au niveau résultat je termine 48èm et 11èm V1 en 2h21 à 42mn du premier Thibaut Baronian du team salomon.
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lundi 15 février 2016
dimanche 14 février 2016
Snow Race
Première course de l'année en direction de Montgenevre pour la cinquième Snow race. C'est un trail sur neige que je connais bien, mais c'est une première pour moi sur le nouveau tracé qui a changé en 2015.
Je me suis inscrit tardivement car ma condition du moment n'est pas ce que j'aimerais et c'est un trail exigeant d'autant plus que les prévisions météo ne sont pas optimistes. Je me dis finalement que si ça ne se passe pas bien je pourrai toujours le prendre comme rando course et que ça me sera bénéfique pour plus tard.
Comme prévu il neige à gros flocons et je décolle à 6h00 du matin pour ne pas être obligé de rouler vite, le col de vars passe de justesse et je peux enfin me rendre tranquillement à Montgenevre. Le départ de la course est différé de 10mn car des traileurs sont en retard à cause de la météo et l'épreuve est ramené à 21 km, nous n'irons pas jusqu'à Briançon. Après ces dix minutes rafraîchissantes nous pouvons enfin nous réchauffer sur un début de course au profil descendant. Une fois quitter le front de neige, je me rends vite compte que le tracé est rendu technique avec une pellicule de neige fraiche qui recouvre du verglas, il va falloir être très vigilant.
Je suis agréablement surpris d'avoir de bonnes sensations sur la première partie de course, les kilos défilent vites et c'est toujours agréable dans ce sens. J'attaque le retour en faux plat montant toujours aussi alaise et je prends confiance pour affronter la grosse difficulté du jour. A la sortie du hameau des Albert, je passe en mode marche comme la plupart des traileurs qui m'entourent et je me rends vite compte que je n'arrive pas à suivre, je me fais même doubler par trois personnes. J'essaye tant bien que mal à garder un minimum de rythme et arrive à limiter la casse jusqu'au début d'un long faux plat qui va me paraître interminable. Impossible de relancer sur cette longue piste, je me fais même souffrance pour ne pas marcher et j'ai hâte de voir la ligne d'arrivée se profiler mais je ne suis pas au bout de mes peines quant à l'issue de ce faux-plat on doit enchaîner sur une trace totalement "défoncée"où l'on s'enfonce par moments jusqu'aux genoux. Curieusement j'arrive tout de même à traverser ce passage en trottinant et voir enfin cette fameuse ligne d'arrivée.
Je termine cette snow race à la 45ém place et 15ém V1 en 2h19 à du premier Ludo pommeret du team Hoka. Il m'a manqué de la force musculaire mais l'objectif est rempli car je voulais participer à une compet avant d'attaquer le snow trail salomon le week-end prochain.
Première course de l'année en direction de Montgenevre pour la cinquième Snow race. C'est un trail sur neige que je connais bien, mais c'est une première pour moi sur le nouveau tracé qui a changé en 2015.
Je me suis inscrit tardivement car ma condition du moment n'est pas ce que j'aimerais et c'est un trail exigeant d'autant plus que les prévisions météo ne sont pas optimistes. Je me dis finalement que si ça ne se passe pas bien je pourrai toujours le prendre comme rando course et que ça me sera bénéfique pour plus tard.
Comme prévu il neige à gros flocons et je décolle à 6h00 du matin pour ne pas être obligé de rouler vite, le col de vars passe de justesse et je peux enfin me rendre tranquillement à Montgenevre. Le départ de la course est différé de 10mn car des traileurs sont en retard à cause de la météo et l'épreuve est ramené à 21 km, nous n'irons pas jusqu'à Briançon. Après ces dix minutes rafraîchissantes nous pouvons enfin nous réchauffer sur un début de course au profil descendant. Une fois quitter le front de neige, je me rends vite compte que le tracé est rendu technique avec une pellicule de neige fraiche qui recouvre du verglas, il va falloir être très vigilant.
Je suis agréablement surpris d'avoir de bonnes sensations sur la première partie de course, les kilos défilent vites et c'est toujours agréable dans ce sens. J'attaque le retour en faux plat montant toujours aussi alaise et je prends confiance pour affronter la grosse difficulté du jour. A la sortie du hameau des Albert, je passe en mode marche comme la plupart des traileurs qui m'entourent et je me rends vite compte que je n'arrive pas à suivre, je me fais même doubler par trois personnes. J'essaye tant bien que mal à garder un minimum de rythme et arrive à limiter la casse jusqu'au début d'un long faux plat qui va me paraître interminable. Impossible de relancer sur cette longue piste, je me fais même souffrance pour ne pas marcher et j'ai hâte de voir la ligne d'arrivée se profiler mais je ne suis pas au bout de mes peines quant à l'issue de ce faux-plat on doit enchaîner sur une trace totalement "défoncée"où l'on s'enfonce par moments jusqu'aux genoux. Curieusement j'arrive tout de même à traverser ce passage en trottinant et voir enfin cette fameuse ligne d'arrivée.
Je termine cette snow race à la 45ém place et 15ém V1 en 2h19 à du premier Ludo pommeret du team Hoka. Il m'a manqué de la force musculaire mais l'objectif est rempli car je voulais participer à une compet avant d'attaquer le snow trail salomon le week-end prochain.
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dimanche 9 août 2015
Trail ubaye salomon
Ce dimanche 09 août je me lance sur le parcours élite du Trail Salomon soit 42Km et 2500D+. Ce n'est pour moi que la deuxième fois que je cours sur une telle distance et je me pose beaucoup de question sur la gestion de course, tant au niveau du rythme qu'au niveau de la nutrition.
Le départ est donné au cœur de Barcelonnette en pleine rue piétonne. Je décide de courir au cardio car le week-end dernier ça m'a bien réussi mais je descends tout de même les fréquences, ça sera du 78% de ma FCM sur le plat et 82% dans les bosses. Sur les 5 premiers kilos très roulant, beaucoup de monde me dépasse et j'ai du mal à respecter ma fréquence, c'est assez frustrant mais je m'y tiens. Arrivée au pied de la première ascension les écarts se stabilisent et je me retrouve dans un groupe d'une quinzaine de personnes, je reste avec eux jusqu'au col de Baume longe puis je passe devant pour la descente sur Villard d'abas. La condition physique me parait bonne mais j'ai des maux
d'estomac certainement du au stress, je fini par être obligé de m'éloigné du sentier pour un besoin naturel. J'arrive au seconds ravitos sous la pluie, je fais le plein de boisson et me lance dans le col de cloche, depuis mon arrêt, mon estomac va mieux mais j'ai tout de même du mal à bien m'alimenter.A l'approche du troisièmes ravitos le parcours est commun avec le 22KM et le sentier est rempli de boue,ça promet pour la suite. Je refais à nouveau le plein de boisson et me lance dans le gros morceau du jour, le chapeau de Gendarme qui culmine à plus de 2600m d'altitude où le passage final nous oblige à mettre les mains. Je me suis fixé de gérer cette moitié de course jusqu'au sommet et de me lâcher pour la suite si j'ai encore des jambes. J'atteins le sommet assez frais et il est tant maintenant d’accélérer le rythme, malheureusement les sentiers sont trop glissant et je suis contraint de contrôler mes appuis fuyants. Les kilos défilent mais malheureusement le chrono aussi, je m’étais fixé de boucler ce trail en 6h et à l'arrivée je suis loin du compte, 6h20. Je suis déçu de ce temps, seule satisfaction je termine assez frais pour une telle distance mais ma gestion de course n'était pas bonne surtout avec ces conditions météo, j'aurais dû forcer plus dans les bosses car les sentiers roulants étaient trop glissants pour maintenir un bon rythme. Je finis 183èm sur 410 et 56èm V1 à 2h27 du premier Michel Lanne du Team Salomon.
Ce dimanche 09 août je me lance sur le parcours élite du Trail Salomon soit 42Km et 2500D+. Ce n'est pour moi que la deuxième fois que je cours sur une telle distance et je me pose beaucoup de question sur la gestion de course, tant au niveau du rythme qu'au niveau de la nutrition.
Le départ est donné au cœur de Barcelonnette en pleine rue piétonne. Je décide de courir au cardio car le week-end dernier ça m'a bien réussi mais je descends tout de même les fréquences, ça sera du 78% de ma FCM sur le plat et 82% dans les bosses. Sur les 5 premiers kilos très roulant, beaucoup de monde me dépasse et j'ai du mal à respecter ma fréquence, c'est assez frustrant mais je m'y tiens. Arrivée au pied de la première ascension les écarts se stabilisent et je me retrouve dans un groupe d'une quinzaine de personnes, je reste avec eux jusqu'au col de Baume longe puis je passe devant pour la descente sur Villard d'abas. La condition physique me parait bonne mais j'ai des maux
d'estomac certainement du au stress, je fini par être obligé de m'éloigné du sentier pour un besoin naturel. J'arrive au seconds ravitos sous la pluie, je fais le plein de boisson et me lance dans le col de cloche, depuis mon arrêt, mon estomac va mieux mais j'ai tout de même du mal à bien m'alimenter.A l'approche du troisièmes ravitos le parcours est commun avec le 22KM et le sentier est rempli de boue,ça promet pour la suite. Je refais à nouveau le plein de boisson et me lance dans le gros morceau du jour, le chapeau de Gendarme qui culmine à plus de 2600m d'altitude où le passage final nous oblige à mettre les mains. Je me suis fixé de gérer cette moitié de course jusqu'au sommet et de me lâcher pour la suite si j'ai encore des jambes. J'atteins le sommet assez frais et il est tant maintenant d’accélérer le rythme, malheureusement les sentiers sont trop glissant et je suis contraint de contrôler mes appuis fuyants. Les kilos défilent mais malheureusement le chrono aussi, je m’étais fixé de boucler ce trail en 6h et à l'arrivée je suis loin du compte, 6h20. Je suis déçu de ce temps, seule satisfaction je termine assez frais pour une telle distance mais ma gestion de course n'était pas bonne surtout avec ces conditions météo, j'aurais dû forcer plus dans les bosses car les sentiers roulants étaient trop glissants pour maintenir un bon rythme. Je finis 183èm sur 410 et 56èm V1 à 2h27 du premier Michel Lanne du Team Salomon.
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recit trail
dimanche 2 août 2015
Vars mountain trail
Pour ce premier week-end d'aout, je finis
par m'inscrire à la deuxième édition du trail de Vars. J'ai longtemps hésité à y
participer car il précède d'une semaine le Trail Ubaye Salomon et j'ai peur de
ne pas avoir récupéré.
Je décide de le faire en tant qu'entrainement et pour ne pas m'enflammer, je le
ferai au cardio (80% de ma FCM sur le plat et 85% en côte). Je pars un peu dans
l'inconnu car je n'ai jamais réalisé ce genre d'exercice en compét.
La météo est au rendez-vous pour se lancer sur ces 24 km avec 1500m D, j'ai regardé les temps de l'année dernière et j'en déduis que c'est un trail très exigeant.
Je m'élance vers la fin du paquet pour ne pas trop déranger et dès le départ ce trail annonce la couleur;
ça monte et ça monte. Arrivée au col de Vars j'ai déjà remonté quelques traileurs avant de me lancer dans l’ascension du Paneyron à 2800m d'altitude. C'est pratiquement une montée sèche et ça tire dans les mollets, c'est pour cette raison que j'ai voulu participer à ce trail car la plupart des bosses se montent en marchant tout du moins pour les personnes de mon niveau. La montée au cardio me permet d'assez bien gérer cette première difficulté. L’enchaînement sur les crêtes offre une vue remarquable mais le sentier est assez technique et il faut rester concentré, ce n'est pas le moment de se faire une cheville! Je pense à ceux qui joue le classement et je me dis qu'à ce moment de la course ils doivent déjà tirer la langue car c'est très éprouvant. Arrivée au col de Serenne on entame un sentier descendant toujours technique qui nous mène vers le dernier ravito, je continue à dépasser du monde et j'ai du mal à me freiner. Je refais le plein au ravito et je m’élance dans l'avant-dernière ascension, c'est agréable d'en avoir un peu sous le pied car c'est encore une bosse fatigante. Je déroule toujours aussi bien mais je ressens tout même un peu de la fatigue dans les jambes. On arrive après une descente toujours technique dans le dernier talus du jour, une piste rouge de ski, de face (c'est le début du kilomètre vertical de la veille) elle fait vraiment mal à tous et j'imagine même pas les traileurs épuisés au pied de ce mur, ça doit piquer.
je termine bien avec une bonne gestion et par la même occasion avec une place honorable de 27ém sur 143 et 6èm de ma catégorie.
Je suis heureux d'avoir participé à ce trail qui est vraiment ce que je recherche dans cette discipline des sentiers d'altitude, des sommets....
La météo est au rendez-vous pour se lancer sur ces 24 km avec 1500m D, j'ai regardé les temps de l'année dernière et j'en déduis que c'est un trail très exigeant.
Je m'élance vers la fin du paquet pour ne pas trop déranger et dès le départ ce trail annonce la couleur;
ça monte et ça monte. Arrivée au col de Vars j'ai déjà remonté quelques traileurs avant de me lancer dans l’ascension du Paneyron à 2800m d'altitude. C'est pratiquement une montée sèche et ça tire dans les mollets, c'est pour cette raison que j'ai voulu participer à ce trail car la plupart des bosses se montent en marchant tout du moins pour les personnes de mon niveau. La montée au cardio me permet d'assez bien gérer cette première difficulté. L’enchaînement sur les crêtes offre une vue remarquable mais le sentier est assez technique et il faut rester concentré, ce n'est pas le moment de se faire une cheville! Je pense à ceux qui joue le classement et je me dis qu'à ce moment de la course ils doivent déjà tirer la langue car c'est très éprouvant. Arrivée au col de Serenne on entame un sentier descendant toujours technique qui nous mène vers le dernier ravito, je continue à dépasser du monde et j'ai du mal à me freiner. Je refais le plein au ravito et je m’élance dans l'avant-dernière ascension, c'est agréable d'en avoir un peu sous le pied car c'est encore une bosse fatigante. Je déroule toujours aussi bien mais je ressens tout même un peu de la fatigue dans les jambes. On arrive après une descente toujours technique dans le dernier talus du jour, une piste rouge de ski, de face (c'est le début du kilomètre vertical de la veille) elle fait vraiment mal à tous et j'imagine même pas les traileurs épuisés au pied de ce mur, ça doit piquer.
je termine bien avec une bonne gestion et par la même occasion avec une place honorable de 27ém sur 143 et 6èm de ma catégorie.
Je suis heureux d'avoir participé à ce trail qui est vraiment ce que je recherche dans cette discipline des sentiers d'altitude, des sommets....
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